XXII va boucler sa levée de fonds

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William Eldin : “Cet apport nous permettra d’accélérer le déploiement de notre solution et de mieux nous implanter sur les territoires”.

 

La société spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée à la détection de bagages abandonnés est en train de boucler une levée de fonds de plusieurs M€ auprès d’un pool de cinq à sept investisseurs, annonce à En Toute Sécurité William Eldin, son président.

« Cet apport nous permettra d’accélérer le déploiement de notre solution, de mieux nous implanter sur les territoires, y compris à l’international », précise le dirigeant.

XXII (prononcez « 22 ») a déjà posé des jalons à l’étranger en installant un bureau en Chine qui emploie quatre personnes qui ont réalisé un CA de 0,5 M€ au cours des douze derniers mois. De plus, aux Etats-Unis, un commercial a été recruté en février dernier.

Le capital de 10 000 € est actuellement réparti entre William Eldin (80% des parts), ancien responsable de la R&D de Coyotte qui a revendu ses parts en 2015, et ses trois associés.

La société fondée en 2015 a déjà vendu des projets-pilotes (facturés entre 0,15 et 0,2 M€ chacun), si bien que son CA est passé de 1,2 M€ pour l’exercice clos en juin 2016 à 2,2 M€ l’année suivante et à 3 M€ pour celui achevé en juin 2018. Ce dernier exercice est à l’équilibre contre des pertes précédemment.

XXII, qui travaille également sur la reconnaissance faciale, a pour clients des aéroports, des centres commerciaux, des groupes industriels et de construction. « En associant une personne et un objet, en suivant leurs déplacements, notre solution permet d’une part d’interpréter le mouvement et les émotions d’une personne, et d’autre part d’identifier la nature de cet objet. Il faut donc effectuer un apprentissage des objets et faire une interprétation de deux univers en les rapprochant. Le système comprend par exemple qu’une valise a été abandonnée par un voyageur au comportement louche ou qu’une marchandise prise par un consommateur dans un rayon de magasin n’est pas dans son caddie ce qui peut laisser penser qu’il l’a volée », explique William Eldin.

« Le développement des algorithmes est très long, car nous partons de bases de données énormes. Nous disposons par exemple de centaines de milliers de photos de valises, prises sous une luminosité et des angles différents. Il est donc impossible de proposer un produit standardisé », analyse le dirigeant qui emploie une quinzaine d’ingénieurs.