Un rêve américain freiné pour Vade Secure ? L’entreprise française spécialisée dans la sécurisation des messageries électroniques a connu un coup d’arrêt en échouant à lever 70 M€ auprès de General Catalyst, un fonds d’investissement américain axé sur les investissements de démarrage et de croissance.
Motifs : outre les soubresauts de la crise sanitaire, la PME française a été attaquée en justice par Proofpoint, entreprise américaine et concurrente directe de Vade Secure. La société reproche à Vade Secure d’avoir embauché comme directeur des nouvelles technologies un collaborateur d’une entreprise que Proofpoint allait racheter. En langage juridique, cela s’appelle une présomption d’appropriation illicite de secrets d’affaires.
« La culture d’entreprise de Vade Secure, c’est d’innover. On est 100% clean. L’annulation de ce financement freine nos prévisions d’investissements aux États-Unis pour 2020, mais pas nos résultats, et encore moins notre croissance, qui est très forte dans ce pays, comme sur tous les territoires que nous ciblons », affirme Georges Lotigier, PDG de Vade Secure.
Créée en 2008 et basée à Hem (Nord), Vade Secure a affiché un CA proche de 20 M€ en 2019 contre 14 M€ en 2018. L’entreprise semble avoir résisté à la crise sanitaire puisqu’elle a annoncé une croissance de 17% de ses revenus à la fin du second trimestre 2020. Malgré l’échec de la levée de fonds, George Lotigier se dit « très confiant pour les résultats consolidés de l’année 2020, avec une forte croissance sur le premier semestre et de très bonnes prévisions pour la fin de l’année qui devraient nous permettre d’afficher une croissance de +40%. »