Le rapprochement entre les deux organisations patronales de la surveillance humaine — l’USP et le SNES — semble sur la bonne voie. Claude Tarlet, président de l’USP, a même déclaré au cours de la conférence inaugurale du salon AccesSecurity à Marseille que l’échéance était de quelques semaines.
Pour sa part, Philip Alloncle, délégué ministériel aux coopérations de sécurité, a salué cette perspective et a insisté sur la nécessité d’aboutir à une union des deux organisations afin de renforcer la crédibilité de la profession.
De son côté, Pascal Pech a déclaré à En Toute Sécurité que les obstacles initiaux étaient en train de tomber. L’un d’entre eux est la représentativité de la future organisation, car il n’est pas question que la disparition de l’USP et du SNES — aujourd’hui considérés comme représentatifs — laisse un vide administratif dans ce dossier sensible. Une garantie en ce sens est recherchée auprès du ministère du Travail afin d’assurer une continuité.
Les négociateurs travaillent depuis l’automne dernier sur les statuts, la composition des collèges et du conseil d’administration, qui n’ont pas la même configuration actuellement à l’USP et au SNES. La question des finances et du nom de la future organisation figurent également à l’agenda des discussions.
En revanche, il existe des dossiers qui ne sont pas traités — des prises de position sur divers sujets, par exemple — afin que la future organisation trouve elle-même l’approche qui rencontrera le consensus.
Le nom du futur président élu ne semble pas arrêté à ce jour. Claude Tarlet, président de l’USP, et Pascal Pech, président du SNES, ont déclaré qu’ils ne seraient pas candidats à ce poste (voir ETS n°659). De son côté, Claude Tarlet va continuer son mandat de président de la Fédération française de la sécurité privée (FFSP) qui rassemble la quasi-totalité des organisations patronales de la profession. L’adhésion de la future organisation unique de la surveillance humaine à la FFSP fait également partie des dossiers à traiter.
Il est probable que certains membres de l’USP ou du SNES ne vont pas adhérer au futur syndicat unique, mais les dirigeants actuels espèrent que ces départs seront largement compensés par l’adhésion de sociétés de surveillance humaine qui ne font partie aujourd’hui d’aucune organisation.
Reste encore l’éventualité d’un accroc de dernière minute. Dans ce cas, il est possible que certains adhérents — et non des moindres — démissionnent du SNES et de l’USP… pour fonder une troisième organisation. Une perspective qui serait catastrophique pour l’image et la crédibilité de la profession. Une telle menace est d’ailleurs probablement suffisamment dissuasive pour inciter aujourd’hui l’USP et le SNES à trouver absolument un accord.