Philippe Maquin a lancé un “appel solennel pour l’étude d’un projet rassembleur” dans les organismes de formation en sécurité.
Outres les organisations de la surveillance humaine (USP-SNES)et de la sécurité électronique (GPMSE – USP technologies) qui étudient les modalités de rapprochements, la formation en sécurité pose également des jalons dans ce sens. Philippe Maquin, président de l’Unafos, a ainsi lancé un « appel solennel pour l’étude tous ensemble, acteurs publics et privés de la formation en sécurité, d’un projet rassembleur ».
« Il nous faut travailler la constitution d’une structure commune d’échange, de dialogue, de partage d’information ouverte à tous les acteurs de la formation aux métiers de la sécurité. Ce sera peut-être qu’une première étape décisive mais elle permettra dans un premier temps à chacun de garder ses spécificités et à tous, ensemble, de trouver un terrain d’expression global complémentaire », a déclaré Philippe Maquin, au cours des journées professionnelles de son organisation le 23 novembre dernier.
Il s’est empressé d’ajouter qu’il « n’entend aucunement y revendiquer la moindre présidence ». Le président de l’Unafos, « organisation prépondérante de son métier », a cependant souligné que le schéma de rassemblement qui s’ébauche actuellement dans la surveillance humaine ne peut pas s’appliquer à celui de la formation en sécurité en raison de la variété des acteurs, privés et publics, et des types de formation, ce qui implique des prescriptions réglementaires différentes.
Faisant allusion à plusieurs déclarations préconisant un regroupement dans les organisations professionnelles de la sécurité, Philippe Maquin affirme que c’est aux « acteurs eux-mêmes de la formation professionnelle et non à l’extérieur, de décider de leur dynamique et de leur avenir ». Il précise d’ailleurs qu’il ne veut pas interférer dans le processus en cours entre l’USP et le SNES.
Par ailleurs, Pascal Pech, président du SNES, s’est exprimé au cours de cette journée sur la prochaine réforme des organismes paritaires collecteurs agréés, actuellement au nombre de vingt OPCA, qui deviendront peut-être onze OPCO (opérateurs de compétences). Le SNES se prononce pour un regroupement au sein d’un même OPCO (la n°11) des branches de la prévention-sécurité, de la propreté et du travail temporaire, « sur une base de logique de métiers et de besoins, mais aussi dans un souci de cohérence et un enjeu de gouvernance ».
Enfin, l’USP et le SNES publient un document commun sur l’évolution des coûts dans la surveillance humaine en 2019 : elle est estimée entre 4,59% et 7,66%.