Sûreté aéroportuaire : le SESA appelle l’Etat à l’aide

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Le Syndicat des entreprises de sûreté aérienne et aéroportuaire (SESA) demande à l’Etat de prendre en charge à 100% l’activité partielle des entreprises du secteur jusqu’à fin décembre 2020 « pour assurer leur survie ».

Le SESA, qui regroupe les principales entreprises de sécurité privée du secteur, souhaite également que l’Etat verse le montant de la taxe de sûreté manquante, « permettant aux entreprises de sûreté de faire face aux coûts sociaux liés aux spécificités de l’activité et aux plateformes aéroportuaires de financer les infrastructures et équipements de sûreté ».

Le SESA estime que la profession figure « parmi les grands oubliés » et demande à l’Etat de prendre « des mesures fortes », notamment pour conserver les 10 000 emplois. « Ces mesures d’urgence doivent être prises rapidement afin d’endiguer la perte d’exploitation cumulée de l’ensemble des entreprises du secteur qui s’élève à 7 M€ par mois depuis le début de la crise. Cela pourrait même entrainer la disparition de certaines d’entre elles », affirme Jean-Baptiste Thélot, président du SESA.

Pour obtenir le maintien de la prise en charge à 100% de l’activité partielle par l’Etat, le SESA a d’ailleurs reçu le soutien des organisations patronales GES et GPMSE Télésurveillance et de celles des salariés CFDT, CFE-CGC, UNSA et CFTC, ce qui est assez rare : elles ont envoyé une lettre commune le 8 juin à la ministre du Travail.