La reprise plus lente que prévue du trafic aérien ne permet pas d’assurer les dépenses de sûreté des aéroports par la taxe payée par les passagers, estime l’Union des Aéroports Français (UAF). Il manquerait ainsi 100 M€ cette année et aucune contribution n’est prévue dans le budget de l’Etat, si bien que cette somme serait à la charge des aéroports.
Ces derniers ont bénéficié en 2020 d’un prêt de 300 M€ pour financer les dépenses de sûreté, mais ce montant est considéré par le Syndicat des entreprises de sûreté aérienne et aéroportuaire et l’UAF comme insuffisant (voir interview de Jean-Baptiste Thélot, président du SESA dans ETS n°710).
L’UAF estime que le déficit serait encore de 180 M€ en 2022, tandis que les aéroports devront débuter le remboursement du prêt de 300 M€, ainsi que d’autres avances, à partir de 2024. Le total avoisinerait le milliard d’€, soit un montant équivalent aux dépenses annuelles de sûreté engagées par les aéroports.
La taxe sûreté devrait passer de 14€ à 15€ en 2022.