Une réunion interministérielle qui s’est tenue le 4 octobre a décidé la suppression de l’INHESJ (Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice) et de son département statistiques sur la criminalité, l’ONDRP (Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales).
Cette décision s’inscrit dans le cadre du « travail simplifié de l’État », indique Matignon.
La suppression sera effective fin 2020, si bien que l’Institut « continuera de mener à bien ses missions d’étude, de recherche et de formations jusqu’à cette date, tel qu’il les a conduites depuis 30 ans, autour d’un personnel engagé et d’auditeurs venant des secteurs public et privé, tous motivés à l’idée de contribuer à un espace de réflexion interministériel unique en son genre », indique l’INHESJ. Celui-ci « regrette que les efforts de réorganisation interne menés depuis plusieurs années, qui se sont matérialisés par un plan stratégique 2018-2021 ambitieux, n’aient pas été pris en compte. Si la qualité des travaux de l’Institut a été saluée, aucune des propositions de restructuration avancées n’a été retenue », ajoute le communiqué.
L’INHESJ assurera la formation des 200 auditeurs actuellement inscrits dans un cursus « en prise avec l’actualité et les réalités de la sécurité, de la justice, de la protection des entreprises, de la gestion de crise ou encore de la cybersécurité ». De même, l’établissement public assurera jusqu’à l’été 2020 des formations sur-mesure pour ses partenaires des secteurs public et privé.
Le conseil d’administration devra formuler des propositions afin que soient intégrées les missions de l’INHESJ au sein des ministères ou de certaines institutions partenaires, et accompagner le suivi professionnel de ses 78 employés.
Organisme créé en 1989 sous le nom d’IHESI, l’Institut s’est ensuite adjoint les questions de justice et a été rattaché aux services du Premier Ministre en 2010.
De son côté, l’ONDRP produit des statistiques sur la criminalité et la délinquance : seize publications et 24 communications scientifiques et missions d’expertise en 2018. Il a notamment pour mission de recueillir les données statistiques relatives à la délinquance auprès de tous les départements ministériels et organismes publics (police et gendarmerie, notamment) ou privés ayant à connaître directement ou indirectement de faits ou de situations d’atteinte aux personnes ou aux biens.