Sotel : opération croisée de cession avec Brink’s

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Vincent Andrin : “Nous sommes en avance sur notre plan de développement”.

Sotel et Brink’s ont finalisé fin décembre deux opérations concernant la cession d’une de leur filiale : le télésurveilleur a cédé le fonds de commerce de Garance (traitement des valeurs) au n°1 du transport de fonds tandis que ce dernier a vendu sa télésurveillance à Sotel.

Les deux entreprises étaient en négociations exclusives sur ce double dossier depuis l’été dernier (voir ETS n°680 et 681).

Brink’s Téléservices figure parmi les poids moyens de la télésurveillance professionnelle, se situant au 17e rang de ce domaine selon l’Atlas d’En Toute Sécurité. Il a réalisé un CA de 4,7 M€ avec 41 salariés et deux PC (à Paris et à Toulouse). Il gère 8 300 raccordements auxquels s’ajoutent la géolocalisation de 12 000 véhicules. Parmi ces clients, on trouve Brink’s pour la télésurveillance de ces centres-forts et la géolocalisation de ses véhicules.

De son côté, Garance, implanté à Toulouse, effectue des prestations de comptage pour des banques qui figuraient d’ailleurs dans son capital. La société a réalisé un CA de 2,6 M€ avec 27 salariés.

« Avec l’acquisition de Brink’s Téléservices, qui fait suite à celles d’AG Veille et de Security Conception Systems intervenues en mai dernier, nous sommes en avance sur notre plan de développement », affirme Vincent Andrin, au cours d’un entretien accordé en exclusivité à En Toute Sécurité.

Le télésurveilleur, qui était dédié au monde bancaire à l’origine, dispose désormais d’un parc de raccordements frôlant les 40 000, dont la moitié dans le non bancaire, ce qui est en accord avec sa stratégie de diversifier ses segments de clientèle.

Sotel se donne désormais pour priorité dans les prochains mois de rationaliser son organisation et de se développer par croissance organique. L’entreprise est ainsi en période de recrutement.

Pour 2020, Sotel vise un CA d’environ 22 M€ avec près de 250 personnes.

De son côté, Brink’s poursuit son recentrage sur son cœur de métier puisqu’il avait déjà cédé son activité de sûreté aéroportuaire à Seris en juillet 2018 (voir ETS n°649 et 656).