Sides en difficulté

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L’un des leaders français de la fabrication de véhicules anti-incendie est dans une passe difficile : il a été convoqué au début du mois au tribunal de commerce de Nantes dans le cadre d’une procédure de sauvegarde. Néanmoins, l’audience a été reportée d’une semaine, car des informations supplémentaires ont été demandées à la société.

Pour sa part, le syndicat CGT pointe des difficultés de trésorerie, alors que le carnet de commande représenterait un an de travail.

Sides, qui appartenait au géant américain UTC, a été revendu début 2013 au fonds d’investissement allemand Bavaria Industriekapital alors que l’entreprise était déjà fragile (voir ETS n°526 et 541). Elle est en effet confrontée à la chute des commandes publiques en France, si bien qu’elle a consacré des efforts à l’exportation afin de trouver un relai de croissance. 70% des commandes proviennent de l’étranger.

Le CA s’est ainsi inscrit à 72,5 M€ en 2008 pour descendre à 50,8 M€ en 2014 et remonter à 53,3 M€ l’année suivante. Sides a connu des exercices en pertes entre 2008 et 2011, pour redevenir bénéficiaire par la suite, mais l’exercice 2015 s’est de nouveau soldé par une perte.

L’entreprise créée en 1951, qui emploie 236 salariés, a pour clients les SDIS, les aéroports, les raffineries, etc. à qui elle propose une large gamme de véhicules anti-incendie, de pompes ou de générateurs de mousse. Elle a longtemps été le n°1 de son secteur mais s’est fait doubler par Gimaex et Camiva (groupe Iveco-Magirus Fiat). Plus de 12 000 véhicules ont été fabriqués depuis sa création. Sides avait été racheté en 2000 par le groupe britannique Kidde, lui-même repris cinq ans plus tard par le conglomérat UTC qui menait une intense politique d’acquisitions dans la sécurité à cette époque.