Les effectifs de sécurité seront renforcés dans les transports en commun en Ile-de-France et ils bénéficieront d’une généralisation des caméras-piétons, a annoncé Valérie Pécresse. La présidente de la région a rappelé que 785 recrutements avaient été prévus sur la période 2016-2020 dans les trains, métros, tramways et bus. Elle a également affirmé que 250 agents de sécurité privée viendraient en renfort en 2020. De son côté, le Sytral, autorité organisatrice des transports en commun lyonnais, a décidé d’engager 1,1 M€ supplémentaires pour renforcer son dispositif de sécurité. Ce montant s’ajoute aux 3,8 M€ déjà consacrés à la présence sur le terrain d’agents de sécurité, en accompagnement de lignes en soirée, en fermetures de lignes ou stations, précise le syndicat mixte.
Sur le terrain, cela se traduit par le déploiement, de façon pérenne, de quinze agents de sécurité en plus sur cinq nouveaux périmètres ciblés comme prioritaires. Les personnels dénonçaient un manque d’effectifs pour prévenir les agressions et incivilités.
Le sentiment d’insécurité est reparti à la hausse en Ile-de-France selon une étude réalisée par l’Institut Paris Régions auprès de 10 500 franciliens : 53,4 % d’entre eux se sentent en insécurité en 2019, surtout les femmes, contre 50,6 % en 2017.
Ce sentiment est à mettre en regard de l’augmentation des atteintes personnelles avérées : 22 % des franciliens déclarent avoir été victimes de vols ou d’agressions au cours des trois dernières années, contre 17,4 % dans la précédente enquête datant de 2017. C’est le plus haut niveau jamais atteint depuis 2001, début de la mesure de cet indicateur.
Comme à chaque enquête, les transports en commun ressortent comme des espaces particulièrement propices au sentiment d’insécurité : près de 41% des franciliens affirment avoir peur dans les transports.
En revanche, l’étude annuelle « Cadre de vie et sécurité » réalisée par le SSMSI (Service statistique ministériel de la sécurité intérieure) publiée à la mi-décembre, montre une certaine stabilité de ce sentiment d’insécurité : 11% des personnes de plus de 14 ans affirment se sentir en insécurité (souvent ou de temps en temps) dans leur quartier ou leur village, soit un point de moins qu’en 2018, alors que la part était également de 11 % de 2014 à 2017. La part des personnes se sentant en insécurité à leur domicile a été de 8 % en 2019 contre 9 % l’année dernière et 8 % également de 2015 à 2017.
L’enquête montre que 490 000 ménages habitant en France métropolitaine ont été victimes d’un cambriolage.