Sécurité événementielle : les trois revendications de l’Opse

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L’Organisation des professionnels de la sécurité événementielle a émis trois propositions « pour développer la reconnaissance et la professionnalisation » de cette activité, affirme Mustapha Abba Sany, président de l’Opse, au cours d’un entretien accordé à En Toute Sécurité.

« La sécurité événementielle nécessite un savoir-faire, des aptitudes spécifiques, une forte réactivité et une réelle faculté d’adaptation, compte tenu des risques particuliers liés notamment à l’accueil de populations sensibles, à la gestion de flux massifs, à la menace terroriste et à la crise sanitaire », a ajouté le président lors des premiers états généraux de cette profession le 23 septembre à Biarritz, en partenariat avec la FFSP. Or, « la profession souffre d’une pénurie d’agents, car un nombre conséquent d’entre eux est parti vers d’autres métiers et d’autres régions durant la pandémie », déclare Mustapha Abba Sany.

Pour rendre l’activité plus attractive, l’Opse propose la création d’un CDD d’usage par la voie de la négociation conventionnelle et donc par un accord de branche ou par voie réglementaire. L’organisation veut également créer un code APE dédié aux activités de sécurité intermittentes, incluant la sécurité événementielle ou la protection rapprochée, « afin de pallier l’absence de reconnaissance statistique ».

Enfin, l’Opse souhaite la création d’un titre dédié à la sécurité événementielle qui serait délivré suite à une formation théorique et pratique dont le nombre d’heures serait inférieur au titre actuel d’agent privé de sécurité (175 heures). Le comité d’organisation de la Coupe du monde de rugby 2023 s’est rapproché de l’Opse pour concevoir conjointement une certification à la sécurité événementielle avec une formation d’une durée de 35 heures dispensée dans un stade ou une salle de concert.

Mustapha Abba Sany affirme que, malgré l’arrêt de nombreux événements sportifs ou culturels depuis mars 2020, on recense « très peu de sociétés de sécurité événementielle en faillite en raison des aides de l’Etat ».