Le bénéfice net du groupe suédois a enregistré une croissance de 29,7% en 2021 pour atteindre l’équivalent de 300,9 M€.
Cette performance résulte notamment des mesures de soutien décidées par les différents pays en raison de la crise sanitaire, mais aussi d’une amélioration dans la sûreté aéroportuaire et de la cession des filiales faiblement rentables dans onze pays annoncée début 2021 (voir ETS n°714).
En revanche, le CA est en stagnation complète à 10,34 milliards d’€, mais avec une croissance organique de 4% contre 0% en 2020. La progression à périmètre comparable est plus soutenue dans la surveillance humaine en Europe (+5% contre -2% l’année précédente pour s’inscrire à 4,43 milliards d’€) et dans la zone ibérique-Amérique du sud (+6% contre +2% en 2020 pour s’établir à 1,18 milliard d’€). En Amérique du Nord, la hause a été de 3% contre +2% en 2020 pour atteindre 4,48 milliards d’€.
La part des contrats intégrant de la sécurité électronique — un enjeu majeur pour le groupe — a stagné à 22% d’une année sur l’autre. Cette situation devrait considérablement évoluer en 2022, car Securitas a signé en décembre dernier un accord pour racheter au cours de ce premier semestre la sécurité électronique du groupe américain Stanley, soit une activité pesant 1,7 milliard de $ (voir notre dossier spécial dans ETS n°732).
A ce propos, Magnus Ahlqvist, PDG, souligne que la planification de cette future intégration et que la recherche de la création de valeur ont déjà débuté et se déroulent selon le schéma prévu. Il ajoute que le plan de réorganisation des activités en Amérique du Nord a été finalisé avec succès l’année dernière et qu’il se poursuit en Europe et dans la région ibérique-Amérique du Sud.