Les trois dirigeants historique d’Automatic Alarm restent à la tête de l’entreprise, sous la présidence de Luc Guilmin, directeur des acquisitions de Securitas France.
Le groupe suédois a annoncé le 2 janvier avoir acquis Automatic Alarm, l’un des principaux installateurs de systèmes de sécurité électronique français, avec qui il était en négociations exclusives depuis quelques mois (voir ETS n°643). L’opération est effective au 1er janvier.
« Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie du groupe d’intégrer la technologie à notre offre de solutions de sécurité. Securitas devient ainsi un acteur significatif de la sécurité électronique et renforce son positionnement de leader sur le marché français » explique en personne Alf Göransson, PDG de Securitas, ce qui montre l’importance stratégique de cette opération.
Selon le schéma initial, Automatic Alarm est intégré dans l’entité Securitas Technologies, actuellement pilotée par Luc Guilmin, directeur des acquisitions chez Securitas France et nouveau président de la société d’installation rachetée. Les dirigeants d’Automatic Alarm restent en place, principalement Gilles Bonnefoy, PDG, qui devient directeur général, Laurent Zaffran, directeur général qui devient directeur commercial et Michel d’Onofrio, directeur général, qui devient directeur technique et des systèmes d’information.
Le travail de Luc Guilmin consistera notamment à assurer la réussite de l’intégration d’Automatic Alarm et à développer les synergies entre Securitas Technologies et l’activité surveillance humaine du groupe.
Pour cette acquisition dont les discussions ont duré environ un an, Securitas a été appuyé par deux cabinets de fusions-acquisitions : Eurodeals, très actif dans le domaine de la sécurité, et Linkers, un des gros cabinets indépendants français, qui ont ainsi mené leur première mission en partenariat.
Automatic Alarm, présent dans l’anti-intrusion, la vidéosurveillance et le contrôle d’accès, a réalisé un CA de 37,2 M€ en 2016 avec une prévision d’environ 40 M€ en 2017 et des effectifs de 300 salariés. Régulièrement rentable, l’entreprise marseillaise dispose de vingt agences sur le territoire national ce qui intéressait particulièrement Securitas, dont la présence en sécurité électronique sur le terrain est réduite. Sur ce chapitre, la filiale française est en retard sur le reste du groupe : 10% de son activité intègre de la technologie contre 18% à l’échelle mondiale, affirmait Michel Mathieu, PDG de Securitas France, en avril dernier (voir ETS n°630).
Deux autres acquisitions
Ce même 2 janvier, Securitas a également annoncé deux autres acquisitions dans la sécurité électronique, de taille moins importante qu’Automatic Alarm, démontrant sa volonté de se renforcer dans ce domaine stratégique pour lui.
Le groupe a ainsi racheté la totalité du capital de la firme allemande Süddeutsche Bewachung, implantée dans le sud du pays, dont la valeur a été estimée à 8,2 M€. Spécialisée dans la télévidéosurveillance, le gardiennage et l’intervention sur alarme, elle a réalisé un CA de 9,6 M€ avec 300 salariés. Securitas a également acquis l’installateur de sécurité électronique de Hongkong Johnson & Thompson, dont la valeur s’élève à l’équivalent de 0,47 M€. Son CA s’est inscrit à 1,7 M€ pour 22 salariés.