Securalliance affiche une croissance soutenue

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Le GIE, qui a renforcé ses équipes d’encadrement, a connu une année 2021 en forte croissance, annonce Hugues Pellegrini, son président, au cours d’un entretien exclusif accordé à En Toute Sécurité.

Regroupant les sociétés BSL, Atlas Sécurité, SGP et ATS, Securalliance emploie près de dix personnes en propre, après avoir recruté dans la finance, le commercial ou la supervision du service client, tout en s’appuyant sur le personnel employé par chacun des membres.

Le CA est ainsi passé de 85 M€ en 2020 à près de 100 M€ l’année suivante, porté par de nouveaux contrats signés avec le ministère des Armées, Engie ou Dalkia. « De plus, nous avons remporté un volet important en sécurisation ponctuelle en renfort des prestations réalisées aux côtés notamment de Total et d’Humanis Malakoff et, nouvellement, pour assurer la sécurité de certains sites TDF un peu partout en France », précise le président qui a été élu voici tout juste un an, après le mandat de Floran Pette (voir ETS n°711).

Hugues Pellegrini estime que le GIE dispose désormais d’une couverture nationale, chaque membre ayant renforcé ses compétences et ses équipes — Atlas Sécurité a même créé deux agences —, tout en ayant obtenu de nouvelles certifications.

La valeur d’un contrat moyen descend rarement en-dessous de 2 M€ par an, explique le président.

Le GIE propose essentiellement des prestations de surveillance humaine, parfois de la télésurveillance et n’a « aucune ambition en sécurité électronique », déclare Hugues Pellegrini. Dance ce dernier domaine, un partenariat a par exemple été signé avec Delta Security (groupe Carrier). « Au contraire, ce sont des sociétés d’électronique qui se tournent vers nous afin de proposer une solution globale intégrant la surveillance humaine », ajoute-t-il.

Le GIE créé en 2013 (voir ETS n°536) a mis en place des solutions avec des drones et des robots de surveillance sur divers sites sensibles. Un accord exclusif avec un fournisseur unique pourrait être signé en 2022.

Hugues Pellegrini pointe une aggravation de la guerre des prix dans la profession et une certaine inquiétude manifestée par des donneurs d’ordre en ce qui concerne la pérennité de certains acteurs. Il affirme « avoir une démarche différenciante par rapport aux grands groupes grâce à un contact de proximité et un savoir-faire local, tout en ayant des moyens identiques, sinon supérieurs ».

Pour 2022, le GIE anticipe une nouvelle année de croissance soutenue en raison des contrats signés au cours de l’année précédente.