La prime PASA versée aux salariés travaillant dans la sûreté aéroportuaire, qui avait été dénoncée voici un an par le syndicat patronal SESA (voir ETS n°710), a été rétablie à l’issue de négociations finalisées le 19 novembre.
La grève et les actions menées par les salariés depuis le 16 novembre ont permis de revenir à la situation d’avant la dénonciation par le SESA, se félicite Force Ouvrière. L’organisation souligne qu’il s’agit de la position qu’elle a défendu depuis le début des négociations : soit revenir sur la dénonciation de la prime, soit signer un nouvel accord identique à celui dénoncé.
Le nouvel accord, signé le 24 novembre, est appliqué immédiatement par les sociétés adhérentes au SESA et à l’issue de la procédure d’extension pour les autres entreprises.
De son côté, le SESA affirme qu’il avait proposé un projet d’accord « ambitieux qui aurait permis aux agents de sûreté de continuer sans difficulté de percevoir la PASA et même pour 45% d’entre eux de toucher une meilleure PASA ». L’organisation patronale constate qu’elle n’a pas réussi à convaincre les organisations syndicales et que beaucoup d’agents de sûreté souhaitaient continuer de percevoir la prime PASA « comme avant ».
Voici un an, Jean-Baptiste Thélot, président du SESA, déclarait à En Toute Sécurité que la prime était « inéquitable et devenue inadaptée ». L’organisation souhaitait que cette prime, qui représente jusqu’à un mois de salaire, soit versée sous condition d’une durée de présence minimale de l’agent.