Quand SY.N.D.I.C.A.T. et Synial ont fusionné

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Les organisations professionnelles de la sécurité privée ont de tout temps été agitées par des scissions et des regroupements. Après le rapprochement dans la surveillance humaine du SNES et de Prosecur en octobre 1998 (voir ETS n°222), c’est au tour de la sécurité électronique de connaitre une fusion : celle de SY.N.D.I.C.A.T (Syndicat national des installateurs, constructeurs d’alarme et télésurveillance) et du Synial en novembre de la même année (voir ETS n°223).

Ils donnent ainsi naissance à GPMSE (Groupement professionnel des métiers de la sécurité électronique), présidé par Marc Chabaud (voir ETS n°225), qui était président du Synial depuis 1997 et s’était attaché dès son arrivée à se rapprocher de SY.N.D.I.C.A.T (voir ETS n°201).

Ce regroupement mettait fin à des relations parfois orageuses entre les deux organisations : SY.N.D.I.C.A.T s’était créé en 1993 sous l’impulsion de Chantal Pasquier (voir ETS n°123) à partir de membres du Synial opposés à la politique menée par Claude Marquet, son président à l’époque. Dans la foulée, le SNET (Syndicat national des entreprises de télésécurité) opérait son autodissolution et rejoignait GPMSE (voir ETS n°228).

Créé en 1979 par Christian Snider, Synial rassemblait 104 adhérents au moment de la fusion de 1998 et SY.N.D.I.C.A.T un peu plus de 80. Chaque adhérent des deux anciens syndicats s’est alors réinscrit au GPMSE qui s’est constitué avec 110 membres, tant des installateurs que des télésurveilleurs.

Chantal Pasquier, autodidacte et à la tête de diverses sociétés de sécurité depuis 1981, a été élue première vice-présidente de GPMSE. Elle décède en juin 2013 d’une longue maladie (voir ETS n°547).

Retour en arrière en juin 2012 : quelques adhérents de GPMSE quittent l’organisation pour fonder USP Technologies (voir ETS n°521 et 546). Néanmoins la volonté de rassemblement restera la plus forte. Les deux organisations entament leur processus de rapprochement en 2016 (voir ETS n°621 et 648) avec l’ambition d’aboutir à une fusion effective avant la fin de cette année (lire pages 1 et 2). 

Suite de la rétrospective historique de la sécurité dans le n°665 daté du 1er décembre 2018