Le logo de Proteg, avant et après son rachat par Securitas, a ensuite été remplacé par celui de Securitas en Janvier 2000.
C’est en janvier 2000 que Securitas concrétise l’acquisition de Proteg : le n°1 français du gardiennage adopte le nom et le logo du groupe suédois, tandis que les uniformes des 20 000 salariés et les enseignes des 120 agences sont modifiés (voir ETS n°249). « Notre nouveau nom nous identifie désormais clairement à notre métier et au groupe mondial auquel nous appartenons », expliquait à l’époque Patrick Coutand, PDG de l’entité qui devenait donc Securitas France.
Le groupe suédois avait mis la main sur Proteg en juillet 1998, simultanément au rachat du leader allemand Raab Karcher pour un montant total de 2,5 milliards de francs (voir ETS n°218). Avec cette double opération, il gonfle son CA de 50% qui passe ainsi à près de 14 milliards de francs et devient de facto une entreprise internationale, dominant le marché européen de la sécurité.
Proteg est en effet une pépite avec ses 3,5 milliards de francs de CA dans un marché hexagonal complètement atomisé. A l’origine filiale du groupe de travail temporaire Ecco, il avait effectué un grand nombre d’acquisitions — une soixantaine en quinze ans —, dont l’activité sécurité du groupe d’intérim Bis en 1996 (voir ETS n°176) et celle de la Générale des Eaux (aujourd’hui Vivendi) un an plus tard (voir ETS n°202). Ecco Sécurité est alors rebaptisé Proteg, ce qui constitue le préambule à la cession des activités sécurité du groupe d’intérim, intervenue en 1998.
Securitas, qui avait déjà pris le contrôle du groupe suisse Protectas en 1991 (voir ETS n°73), fusionne les deux entités en France en octobre 1998 et c’est Patrick Coutand, PDG de Protectas France, qui prend la tête de la nouvelle entité (voir ETS n°224). Il reste à la présidence de la filiale française de Securitas jusqu’en 2004, remplacé par Michel Mathieu (voir ETS n°352 et 354).
Securitas abandonne pratiquement sa politique d’acquisitions intenses en France (voir ETS n°565) au profit de l’amélioration des marges. Vingt ans plus tard, début 2018, l’entreprise rachète Automatic Alarm, concrétisant sa volonté de redevenir un poids lourd de la sécurité électronique (voir ETS n°643 et 646). Luc Guilmin, l’artisan de cette opération, est nommé à la présidence de Securitas France au mois de juin suivant (voir ETS n°657).
Suite de la rétrospective de la sécurité privée dans le n°691 du 1er février 2020