Déjà n°1 du gardiennage en France, Proteg a frappé un grand coup en novembre 1997 en rachetant le pôle sécurité de la Générale des Eaux (voir ETS n°202), un géant du service aux entreprises qui n’est autre aujourd’hui que Vivendi, dont le profil a d’ailleurs bien changé.
La précédente opération — exactement un an avant — était également une prise de choix : la division sécurité du groupe d’intérim Bis qui pesait à l’époque 220 M de francs (voir ETS n°176). Ce rachat avait d’ailleurs été l’occasion pour Ecco Sécurité, filiale de l’entreprise de travail temporaire Ecco créée en 1988, d’être rebaptisée Proteg.
Avec le recul, ce changement de nom apparait comme le préambule à une cession des activités sécurité d’Ecco. Ce sera en effet le cas en juillet 1998 : Securitas acquiert Proteg pour la somme de 1,65 milliard de francs (voir ETS n°218). Le groupe suédois, qui avait déjà pris le contrôle du groupe suisse Protectas en 1991 (voir ETS n°73), fusionne les deux entités en France en octobre 1998. C’est Patrick Coutand, PDG de Protectas France, qui prend la tête de la nouvelle entité (voir ETS n°224), rebaptisée ensuite Securitas France. Il reste à la présidence de l’entreprise jusqu’en 2004, remplacé par Michel Mathieu (voir ETS n°352 et 354).
La filiale française a alors pratiquement stoppé ses acquisitions, donnant la priorité à l’amélioration de ses marges (voir ETS n°565) et en accentuant ses efforts pour proposer des prestations intégrant les nouvelles technologies (voir ETS n°584). En 2016, Michel Mathieu se disait de nouveau à l’affût d’acquisitions ciblées (voir ETS n°608) et affichait des performances record (voir ETS n°630).
Suite de la rétrospective historique de la sécurité privée dans le n°643 du 1er décembre 2017