L’acquisition du n°3 du transport de fonds qui exploitait les marques Transval et Franceval intervenait exactement un an après le rachat d’Ardial, n°2 de ce secteur, par UBS (voir ETS n°223). L’ambition d’UBS Capital, division du groupe suisse spécialisée dans les prises de participation directes, était évidemment de rapprocher ses deux entités pour se placer clairement comme concurrent de Brink’s qui se positionnait déjà comme leader historique.
Serse (qui est l’abréviation de Service et Sécurité) était également présent dans la maintenance de DAB, la télésurveillance, le gardiennage et la sécurité électronique. La société, rentable, générait un CA de 696 M de francs, ce qui contrastait avec la situation d’Ardial, largement déficitaire depuis plusieurs années, dont le CA frisait le milliard de francs à l’époque.
UBS pensait bénéficier de la tendance des banques françaises à externaliser leurs métiers non stratégiques et du prochain passage à la monnaie unique. C’était oublier les différences culturelles entre les deux acteurs. Ardial, résultat de la fusion en 1992 entre Securipost, filiale de La Poste, et de Secso, filiale du Crédit Agricole, était handicapé par des structures assez lourdes, ce qui n’était pas le cas de Serse.
Suite de la rétrospective de la sécurité privée dans le n°687 du 1er décembre 2019