Quand la SNCF lançait une nouvelle politique sûreté

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L’ancien logo de la SNCF créé en 1992

Fin 1997, la SNCF annonçait une nouvelle politique sûreté, entérinée par son conseil d’administration (voir ETS n°204), qui prévoyait un meilleur contrôle des sociétés de sécurité prestataires.

Les décisions consistaient à ne plus choisir systématiquement le moins-disant, à créer un contrat type pour les sociétés de gardiennage et à mieux vérifier leurs activités.

Malgré ces mesures, une affaire de moralité des entreprises de gardiennage travaillant pour la SNCF en région parisienne a éclaté en 2009 : Vigimark et plusieurs autres sociétés de sécurité employaient en effet des agents sans papiers (voir ETS n°461). La SNCF a résilié les contrats, ce qui a provoqué la liquidation des entreprises concernées l’année suivante (voir ETS n°477 et 482) et leur condamnation durant l’été 2011 (voir ETS n°504).

La SNCF a voulu remettre à plat ses relations avec ses prestataires en sécurité, ce qui s’est traduit en février 2010 par la signature d’une charte des bonnes pratiques avec le SNES (voir ETS n°472). Une nouvelle charte, prévoyant davantage de coopération entre les deux entités, a été signée en octobre 2016 (voir ETS n°619) et aucune dérive n’a d’ailleurs été constatée depuis plusieurs années.

Premier acheteur de sécurité privée en France avec un budget annuel d’environ 100 M€, la SNCF a notamment augmenté son parc de caméras de vidéosurveillance (voir ETS n°482) et son budget sécurité qui était jusqu’en 2016 de 400 M€ (voir ETS n°608). Le groupe ferroviaire fait en effet face à plusieurs types de risques, dont certains sont en croissance, allant des incivilités à la fraude en passant par la menace terroriste.

En juin 2017, c’est une « vraie cheminote » qui est nommée à la tête de la direction sûreté de la SNCF, en la personne de Céline Sibert, (voir ETS n°634) en remplacement de Christian Lambert, ancien contrôleur général du RAID. Par ailleurs, Stéphane Volant, secrétaire général de la SNCF qui exerce notamment la tutelle de la direction de la sûreté, est élu en septembre dernier président du Club des directeurs de sécurité et de sûreté des entreprises en remplacement d’Alain Juillet (voir ETS n°639). Une nouvelle page se tourne.                   

 

Suite de la rétrospective historique de la sécurité privée dans le n°645 daté du 1er janvier 2018.