C’était clairement pour se démarquer de l’ASIS (American Society for Industrial Security) que l’IESAS a été créé en février 1998 (voir ETS n°208). « Nous voulons mettre en place une association qui réponde véritablement aux besoins de la profession en France et ne serve pas les intérêts d’un autre pays comme peut l’être l’ASIS », expliquait à l’époque à En Toute Sécurité le président fondateur de l’Institut européen des sciences avancées de la sécurité, Jean-Pierre Zonzon, responsable du département protection industrielle d’Esso.
Jean-Pierre Zonzon savait de quoi il parlait puisqu’il a été président de l’ASIS de 1993 à 1996. Sur la trentaine d’adhérents de l’IESAS enregistrés au moment de sa création, une vingtaine venait d’ailleurs de l’ASIS. L’association, qui réunit des directeurs sécurité, des dirigeants de sociétés de sécurité et des consultants, organisait quatre fois par an (aujourd’hui six) des débats ou des rencontres avec des experts sur un thème choisi.
Robert Deséchalliers, magistrat et ancien responsable sécurité à la Mairie de Paris, a ensuite été président de l’IESAS pendant quatorze ans. Il a notamment contribué à structurer l’association (voir ETS n°547).
En février 2017, Francis Serrano, directeur commercial de Securitas Technologies, est élu président de l’IESAS avec la volonté d’engager une cure de rajeunissement (voir ETS n°626). Les statuts ont ainsi été rénovés, la gestion des adhésions modernisée, le logo rafraichi, tandis que la devise est devenue « Réfléchir et agir pour un avenir plus sûr » et qu’un voyage annuel doit être organisé sur un thème lié à l’actualité (voir ETS n°629). Un changement en douceur mais assez radical…
Suite de la rétrospective historique de la sécurité dans le n°649 daté du 1er mars 2018