Deux mois seulement après les attentats de septembre 2001, ICTS, l’emblématique société israélienne de sûreté aéroportuaire, décide de céder ses activités en Europe pour se recentrer sur un marché américain en plein bouleversement (voir ETS n°291).
L’objectif du groupe créé en 1982 pour assurer la sécurité des vols de la compagnie El Al consistait à accompagner la mutation de la demande des aéroports outre-Atlantique vers davantage de technologie. La stratégie s’est avérée pertinente puisque l’activité aux Etats-Unis connait un fort développement dans la foulée des attentats terroristes du 11 septembre.
Début 2002, ICTS finalise la cession de ses filiales européennes à Fraport, l’opérateur de l’aéroport de Francfort (voir ETS n°304) après lui avoir déjà cédé 45% en 2000 (voir ETS n°263).
ICTS Europe, qui travaillait à l’époque principalement pour des compagnies aériennes américaines, élargit alors son portefeuille de clients et se diversifie dans le gardiennage classique sur le créneau des secteurs sensibles.
En 2008, Fraport cède ICTS au fonds d’investissement Deutsche Beteiligungs qui le revend cinq ans plus tard à Sofinord, holding de Patrick Thélot possédant notamment le groupe de services Phone Régie (voir ETS n°533 et 539). Une opération qui s’effectue tout d’abord avec le fonds d’investissement IPE puis Sofinord prend totalement les commandes du groupe en 2013 (voir ETS 556).
ICTS réalise quelques acquisitions (voir ETS n°617 et 633), s’implante dans de nouveaux pays -une vingtaine aujourd’hui- et bénéficie d’un marché porteur grâce à l’augmentation du trafic aérien qui semble assurée sur le long terme. Mais la crise sanitaire mondiale du covid-19 en a décidé autrement. La paralysie du transport aérien a mis le groupe à rude épreuve, mais il estime avoir « bien résisté » à cette situation inédite, grâce à diverses mesures d’économie et une approche vers de nouveaux marchés comme la sécurité électronique (voir ETS n°713).
Suite de la rétrospective de la sécurité dans le n°732 du 15 décembre 2021