Quand Falck a racheté Group 4

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C’est le 19 juin 2000 que les actionnaires du danois Falck donnent leur feu vert au rachat de la société familiale britannique Group 4, donnant ainsi naissance au n°2 mondial de la surveillance humaine (voir ETS n°258 et 261).

Désormais présent dans cinquante pays avec des effectifs de 115 000 salariés, Group 4 Falck se propulse à 13 milliards de francs (dont la moitié en Grande-Bretagne et Danemark) contre 20 milliards pour Securitas.

Avec cette opération majeure, Falck concrétise sa politique d’acquisitions intense menée depuis 1998 dans plusieurs pays européens. Néanmoins, il ne s’arrête pas en si bon chemin : en février 2001, il acquiert Euroguard, un des leaders du gardiennage en France, pays où il était encore peu actif (voir ETS n°274). L’année suivante, il s’implante aux Etats-Unis avec l’acquisition de Wackenhut, n°2 local du gardiennage (voir ETS n°298 et 302).

Mais l’étape cruciale a lieu deux ans plus tard : en mars 2004, le groupe danois annonce son projet de fusion avec le britannique Securicor, n°6 de la sécurité en Europe (voir ETS n°340, 341 et 348). Le processus est complexe, car Group 4 Falck doit tout d’abord se séparer de ses activités d’assistance automobile et de gestion des prisons qui pesaient 20% du CA total.

Ce mariage anglo-danois constitue l’une des plus importantes fusions transnationales dans la sécurité, depuis le rachat des américains Pinkerton et Burns par Securitas en 1999-2000 ou de Chubb par United Technologies en 2003. Majoritairement présent dans le gardiennage, mais aussi dans le transport de fonds et la sécurité électronique, le nouveau groupe baptisé Group 4 Securicor représente un CA équivalent à 5,5 milliards d’€.

Il poursuit activement ses acquisitions dans plusieurs pays, si bien qu’une réorganisation est devenue indispensable. Un vaste plan de cessions des actifs jugés trop fragiles ou non situés dans le cœur de métier est engagé, se traduisant notamment par la cession de la plupart des activités en France en 2007-2008 (voir ETS n°433 et 439). Ce recentrage s’est poursuivi durant plusieurs années et G4S revoit d’ailleurs en permanence son portefeuille d’activité. En mars dernier, il annonçait ainsi la vente à Brink’s de son transport de fonds dans 17 pays (voir ETS n°694 et 696).

 

 

Suite de la rétrospective de la sécurité dans le n°701 du 1er juillet 2020