Quand CGF Gallet est entré en bourse

Share

Gallet était devenu un leader de la fabrication de casques de pompiers.

A la fin des années 90, il était rarissime qu’une société de sécurité soit introduite en bourse. Celle de la société familiale CGF Gallet, leader du casque de protection, en juillet 1997 n’est donc pas passée inaperçue (voir ETS n°196). Seule 8% des demandes ont d’ailleurs pu être servies par les autorités boursières.

Fort d’une croissance soutenue (pour atteindre un CA de 259 M de francs en 1997), la société créée en 1860 disposait d’une assise solide sur son marché : les casques pour pompiers représentaient 38% des ventes totales, ceux pour la police et l’armée 33% et les casques pour motos 29%. La société affichait des objectifs ambitieux : devenir leader mondial sur son créneau dès l’an 2000 avec un CA de 500 M de francs.

L’avenir en décidera autrement : Adrien Gallet décède en novembre 2001 — ce qui fragilise l’entreprise — et CGF Gallet enregistre une baisse de son activité (à 30 M€ seulement en 2000, soit très loin des 500 M de francs prévus) en raison de l’absence d’appels d’offre venant du militaire et de la police (voir ETS n°290). Devant une situation qui engendre des pertes financières, la direction signe début 2002 un protocole d’accord pour céder l’entreprise au groupe américain MSA (voir ETS n°294). Un rachat bouclé pour près de 15 M€ six mois plus tard (voir ETS n°302 et 304).

Créé à Pittsburgh (Pennsylvanie) en 1914, MSA (qui signifie Mine Safety Appliances) avait débuté comme fabricant de matériel de sécurité pour le personnel au fond des mines. Aujourd’hui, le groupe américain produit surtout des casques, des appareils d’assistance respiratoire et des équipements de détection de gaz, notamment après l’acquisition en 2010 de General Monitors, sa plus importante opération de croissance externe. Employant 5 200 salariés, MSA a réalisé un CA de 1,15 milliard de $ en 2016, si bien qu’il figure parmi les leaders américains des équipements de protection au travail.

La marque Gallet existe toujours pour les casques.               

Suite de la rétrospective historique de la sécurité privée dans le n°637 du 1er septembre 2017