Quand Brink’s visait une place de leader dans le gardiennage

Share

Jean-Michel Houry, à l’époque PDG de Brink’s, voulait devenir n°2 du gardiennage.

Changement radical de stratégie en février 2000 : tout juste un an après sa nomination comme PDG de Brink’s France, Jean-Michel Houry annonce à En Toute Sécurité que le groupe de transport de fonds va effectuer ses premières acquisitions dans le gardiennage (voir ETS n°253).

Avec un CA de 150 M de francs dans ce domaine, la société se situait à l’époque au 8e rang de ce marché extrêmement morcelé. Jean-Michel Houry, ancien d’IBM et de Sensormatic, est ambitieux : il vise une place de n°2.

Deux mois plus tard, il concrétise partiellement ses projets en rachetant la société nantaise OTGS qui réalisait un CA de 43,5 M€ à cette date (voir ETS n°256), ce qui faisait grimper Brink’s au 6e rang du secteur.

Néanmoins, racheter des sociétés de gardiennage rentables n’est pas chose facile. Jean-Michel Houry quitte d’ailleurs Brink’s fin 2006 sans avoir réalisé de nouvelle opération dans ce domaine (voir ETS n°400). C’est son successeur, Roger Dutoit, qui parvient à finaliser six mois plus tard le rachat d’Altaïr, spécialisé dans l’événementiel, qui pesait alors 16 M€ (voir ETS n°414).

Mais Patrick Lagarde, nommé PDG de Brink’s France début 2009 (voir ETS n°449), opère un virage à 180° en débutant une politique de recentrage sur le transport de fonds qui va s’étaler sur dix ans (voir ETS n°450). De son côté, Jean-Michel Houry a créé la holding Néo Sécurité qui rachète en mars 2009 G4S France, n°2 du gardiennage avec un CA d’environ 220 M€ (voir ETS n°451). Fin 2009, Brink’s cède son activité de gardiennage classique à Neo Security, soit un CA de 35 M€ (voir ETS n°461 et 467) et se retire complètement de ce marché avec la cession d’Altaïr à son management fin 2012 (voir ETS n°534). Pour sa part, Neo Security est en faillite durant l’été 2012 (voir ETS n°526) et certains de ses actifs repris par Fiducial (voir ETS n°527).

Le recentrage de Brink’s France ne s’arrête d’ailleurs pas là puisque l’entreprise a cédé sa sûreté aéroportuaire — un secteur où il était n°4 avec un CA de près de 70 M€ — à Seris en juin 2018 (voir ETS n°649 et 656). Dernière opération en date : Brink’s a vendu sa télésurveillance à Sotel le mois dernier (voir ETS n°690).

Suite de la rétrospective de la sécurité dans le n°693 du 1er mars 2020