Protec signe un accord de partenariat dans les drones de sécurité

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Gil Ancelin : “Nous pensons commercialiser au moins dix solutions à base de drone cette année”.

La société de surveillance humaine a signé un partenariat avec Drone Protect System pour distribuer ses drones autonomes sans pilote en Ile-de-France, Hauts de France, Monaco et dans toute l’Afrique, annonce Gil Ancelin, président de Protec, au cours d’un entretien accordé à En Toute Sécurité.

Drone Protect System, dont les appareils sont essentiellement destinés à des applications de sécurité pour des sites étendus ou sensibles, avait annoncé en septembre dernier avoir signé un partenariat équivalent avec Lynx Sécurité pour la région Sud-Ouest (voir ETS n°661).

« Nous misons clairement sur les nouvelles technologies, car nous sommes persuadés que l’avenir réside dans l’alliance entre la surveillance humaine et la sécurité électronique », explique Gil Ancelin. Les drones seront proposés à l’achat (environ 120 000 €) ou en location longue durée (pour environ 3 000 € par mois). « Nous avons d’ores et déjà beaucoup de contacts et sommes en pleine négociation. Les clients ont accueilli notre offre avec enthousiasme si bien que nous pensons commercialiser au moins dix solutions cette année », déclare le dirigeant.

Parallèlement, Protec a signé un accord avec Cerbair, spécialiste de la lutte anti-drones malveillants, utilisant une analyse par radiofréquence, qui peut être associée à l’offre proposée par Drone Protect System.

Ces partenariats constituent une nouvelle diversification pour Protec — essentiellement présent dans la surveillance humaine — qui s’était lancé dans la formation en sécurité fin 2017 en rachetant Horus Formation (voir ETS n°640). Celle-ci se développe dans des domaines sensibles comme la protection rapprochée ou le secourisme tactique.

« Nous regardons d’autres dossiers d’acquisitions, notamment pour nous étendre dans d’autres zones géographiques comme Rhône-Alpes, mais la plupart des entreprises à vendre sont en difficulté », affirme Gil Ancelin, qui a été élu en juin 2017 président de Consortium SP, regroupant quinze sociétés de sécurité indépendantes (voir ETS n°635). Il estime que la « guerre des prix dans la surveillance humaine est devenue intolérable si bien que 2018 a été l’une des pires années depuis vingt ans pour la profession ».

Voulant éviter cette concurrence effrénée, Groupe Protec a connu une baisse d’activité dans la surveillance humaine en 2018, enregistrant un CA de 14 M€ (contre 15 M€ l’année précédente), mais sans modification de la marge.