Piman donne la priorité aux applications de sécurité

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Jean-Pierre Lach : “Nous ambitionnons de dépasser un CA de 100 M€ d’ici cinq ans”.

Piman Group, spécialisé dans le conseil en management de projets, donne la priorité à son développement sur les applications de sécurité, un domaine dont il était pratiquement absent à sa création en 2009, affirme Jean-Pierre Lach, son PDG, au cours d’une interview exclusive accordée à En Toute Sécurité.

Piman Security vient de commercialiser une série de plateformes digitales intégrant l’intelligence artificielle pour agréger des données et piloter des systèmes d’alerte, de la détection de présence, des systèmes d’alarme, des flux vidéo, de la reconnaissance faciale, de la géolocalisation, de la gestion de rondes, des capteurs sonores, etc. « Ces plateformes digitales permettent d’allier les compétences des hommes, c’est-à-dire les personnels de sécurité, avec les technologies digitales de pointe agrégés et la complexité de l’organisation sûreté épaulée », explique le dirigeant.

Développées en interne, ces plateformes sont commercialisées entre 0,1 M€ et 0,5 M€ selon le nombre et le type de capteurs. Les applications de sécurité concernent plus de la moitié des ventes, mais il existe aussi des plateformes pour des applications dans le marketing (25%) ou pour les professions juridiques (25%).

Elles ont été vendues à près d’une cinquantaine d’exemplaires, notamment à des grandes sociétés de sécurité, des cabinets d’avocats, des gestionnaires d’actifs, des exploitants de parcs immobiliers, des entreprises pharmaceutiques, de micro-électronique, d’énergie, des banques ou des enseignes de distribution.

Une partie des ventes s’est effectuée à l’étranger, notamment au Moyen-Orient, au Maghreb, en Afrique, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud. « En France, nous vendons en direct, mais nous recherchons des partenaires », souligne Jean-Pierre Lach, qui a débuté sa carrière d’ingénieur dans le domaine du conseil dans l’industrie.

Piman est également présent dans la cybersécurité et a par exemple vendu plus d’une trentaine de solutions de communications chiffrées et collaboratives.

Le groupe de conseil et de services numériques, dont le capital se répartit entre les managers, aligne une croissance de 25% par an pour atteindre 28 M€ en 2018, sans avoir jamais effectué d’acquisition. Aucun projet dans ce sens n’est à l’ordre du jour. « Nous ambitionnons de dépasser les 100 M€ d’ici cinq ans », annonce le PDG qui veut aussi se développer à l’international : l’objectif consiste à faire passer la part des ventes à l’étranger de moins de 20% aujourd’hui à plus de 80% dans l’avenir.

Employant 380 personnes, dont cinquante ingénieurs, Piman dispose d’un portefeuille de 200 clients parmi lesquels on trouve Total, Sanofi, Alstom, ST Microelectronics, Air Liquide, Nestlé, GSK, Solvay, Bouygues, Eiffage, EDF, Schneider, etc.