En prévision des grands événements des prochaines années et notamment les Jeux Olympiques de 2024, il sera nécessaire de former 15 000 agents de sécurité supplémentaires d’ici 2023, déclare à En Toute Sécurité Philippe Maquin, président de l’Unafos, à l’occasion des journées professionnelles de l’organisation qui se sont tenues fin novembre à Paris.
« Les centres de formation seront en capacité de répondre aux attentes de demain. Notre profession sera prête », ajoute-t-il. Il estime que la solution viendra de « multiples dispositifs », comme le développement de l’alternance ou du temps partiel, mais aussi de partenariats avec des fédérations sportives ou de formations pour des étudiants.
Unafos, qui participe à toutes les réunions du ministère de l’Intérieur consacrées aux J.O., vient de signer un partenariat avec Cerfal, un réseau d’apprentissage en Ile-de-France, qui effectuera des prestations d’accompagnement et mettra à disposition ses outils pédagogiques. « Aujourd’hui, 80% des financements dédiés à la formation en France sont orientés vers l’apprentissage, mais ce type de formation n’est pas assez développé dans la sécurité privée », affirme le président d’Unafos.
Le syndicat de la formation en sécurité privée vient d’adhérer à la Fédération de la formation professionnelle et une commission sécurité a été créée à la FFP dans la foulée. Unafos a créé un groupe de travail consacré à la réécriture des textes réglementaires sur la certification des organismes de formation. L’organisation demande notamment que les démarches de certification pour qu’un centre de formation soit agréé CNAPS et Qualiopi (certification pour les centres qui bénéficient des financements de Pôle Emploi, Akto et des conseils régionaux) soient coordonnées.
Unafos, qui a recruté de nouveaux membres comme Brink’s et Apave, compte 140 adhérents.