Spécialisé dans l’optimisation de l’usage des drones pour des missions de sécurité, Patrolair se présente en tant que nouvel acteur dans un secteur à la situation paradoxale : le marché est jeune et puissant en termes de croissance, mais considéré encore comme immature et connaissant un net ralentissement.
Créée en octobre 2020, l’entreprise a échafaudé son plan de bataille pour devenir une société de référence.
« Notre expertise portant sur le drone civil pour la sécurité, la première étape pour nous repose tout d’abord sur la formation. Nous souhaitons ensuite créer des académies de pilotage de drones à l’étranger, notamment en Afrique et en Asie du sud-est. Notre idée est d’effectuer un transfert de technologies pour, d’ici deux ans, avoir 50% du CA à l’export avec une croissance des outils que nous offrons. L’objectif est de fournir des logiciels pour rendre plus sûre et plus efficace l’utilisation des drones », explique Géraud Parjadis, directeur général et cofondateur de Patrolair, au cours d’un entretien accordé à En Toute Sécurité.
Clientèle issue du public
L’entreprise souhaite dès cette année mettre en place deux types de contrats : le premier concerne la formation pour des polices municipales, le second permettra la réalisation d’opérations pour des opérateurs d’importance vitale et des sites recevant du public. La clientèle de Patrolair est essentiellement issue du secteur public.
« Nous avons mené des opérations de support auprès des forces de police municipale, dans des villes importantes. Nous avons aussi mené des missions pour le compte du ministère des Armées pour tester la résistance à la pénétration des sites sensibles », détaille Géraud Parjadis. Concernant les perspectives chiffrées, Patrolair vise 0,12 M€ de CA pour 2021 et le doubler en 2022.
Bien que l’entreprise n’existe que depuis quelques mois, elle a déjà réussi à signer des contrats dans différents secteurs. Elle a effectué des essais à Monaco sur l’utilisation de drones dans une zone hautement électromagnétique auprès des forces de sécurité. La société se dit très intéressée par « des opérations de protection du public en zone hostile, notamment celle des touristes dans des zones dépourvues d’infrastructures », précise Géraud Parjadis. Patrolair commence à collaborer avec des gros clients industriels, un marché important dans lequel l’entreprise peut intervenir à la demande.
Siégeant à Venelles (Bouches-du-Rhône), Patrolair s’est implanté en région Paca et regarde « de près » certaines régions où elle pourrait opérer, comme l’Auvergne- Rhône-Alpes. L’entreprise affirme discuter aussi avec des acteurs situés dans le Nord.
Le capital est équitablement partagé entre Géraud Parjadis et son associé cofondateur, Thierry de Boisvilliers. « Nous nous organisons pour l’ouverture du capital à des associés », annonce le directeur général. Pour le moment, Patrolair n’a pas de salariés, mais la société compte recruter quatre formateurs et émet le vœu d’ouvrir des postes à des stagiaires pour leur confier des missions d’analyse de marché.