Olivier de Mazières à la tête de la DCS et de la DMISC

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Homme du sérail au ministère de l’Intérieur depuis quinze ans, Olivier de Mazières est nommé délégué ministériel aux industries de la sécurité et à la lutte contre les cybermenaces (DMISC) et il prend également la tête de la Délégation aux coopérations de sécurité (DCS). Deux postes qui étaient vacants respectivement depuis quinze mois et quatre mois.

Cette nomination est assez inédite puisqu’une seule personnalité cumule désormais deux fonctions qui étaient jusqu’ici séparées. Cette décision s’explique notamment par la tenue des Jeux Olympiques en 2024 dont les enjeux de sécurité sont extrêmement importants et qui nécessitent diverses mesures, choix technologiques et modifications législatives nécessitant une grande coordination au sein de la sphère publique.

Les deux délégations ont des rôles assez complémentaires.

La DMISC a en charge la filière de la sécurité sur le plan industriel, de la recherche et de l’innovation, notamment en favorisant l’émergence de compétences au sein des entreprises de sécurité. Créée en janvier 2017, elle était dirigée par Thierry Delville jusqu’en novembre 2018, époque à laquelle celui-ci est passé dans le privé comme associé chez PwC France. Depuis cette date, le poste de délégué ministériel était resté vacant.

La DCS, comme son nom l’indique, travaille à une coordination entre forces de l’ordre, polices municipales et entreprises de sécurité privée, tout en s’occupant des questions liées à la vidéosurveillance. Le délégué ministériel était Philip Alloncle depuis 2016 (voir ETS n°612) qui est parti en novembre dernier pour le ministère de l’Education nationale comme haut fonctionnaire de défense et de sécurité adjoint (voir ETS n°686).

Spécialiste de la prévention du terrorisme, Olivier de Mazières a été par ses fonctions relativement peu en contact avec la sécurité privée au cours de sa carrière. Chef de cabinet du ministre des affaires étrangères Michel Barnier en 2004, sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, il entre l’année suivante au ministère de l’Intérieur comme conseiller. Nommé sous-préfet de Dieppe en 2007, puis secrétaire général de la préfecture du Var, il occupe le poste sensible de coordinateur pour la sécurité en Corse en 2014-2015. Il est alors promu préfet, chef de l’état-major opérationnel de prévention du terrorisme. Depuis 2017, il était préfet de police des Bouches-du-Rhône, un département regardé à la loupe en ce qui concerne la délinquance.