Les projets de sites de production de masques se multiplient dans l’Hexagone, alors que les ventes sont en très forte augmentation : selon le cabinet d’études Nielsen, les grandes enseignes de distribution ont vendu pour 300 M€ de masques entre début mai et fin août.
Sur le plan industriel, le projet le plus important est celui de Dräger, annoncé dans ses grandes lignes en juin dernier (voir ETS n°701). Aujourd’hui, le groupe allemand précise que son site de fabrication de masques FFP2 et FFP3 sera situé à Obernai (Bas-Rhin) sur plus de 4 000 m² et nécessitera un investissement de plus de 15 M€ en matériels. Le site démarrera en octobre et créera plus de 50 emplois d’ici un an avec une production à terme de près de 100 millions d’unités par an.
Pour sa part, Kolmi-Hopen — l’un des quatre derniers fabricants français avant le déclenchement de la crise — a investi 7 M€ pour décupler sa production : elle passe de 300 000 masques produits par jour en janvier dernier à 3,5 millions par jour en septembre. Ses effectifs ont grimpé de 100 à 270 salariés, avec l’ouverture d’un nouveau site à Angers.
De son côté, la société coopérative La Coop des Masques va démarrer un site de production dans les Côtes-d’Armor en novembre, d’une capacité de 45 millions d’unités par an. Le projet est financé par le conseil régional de Bretagne, le département de Côtes-d’Armor, l’agglomération de Guingamp-Paimpol, des entreprises et des particuliers.
Enfin, Texinov va investir 8 M€ dans une usine implantée dans l’Isère avec une capacité de production pouvant monter jusqu’à 5 millions de masques par mois.