Mobotix : croissance accélérée pendant la crise sanitaire

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La filiale française du fabricant allemand de caméras de vidéosurveillance a bénéficié d’une croissance « à deux chiffres ces derniers mois », avec un taux qui est même supérieur à celui du groupe, déclare à En Toute Sécurité, Patrice Ferrant, directeur commercial de Mobotix pour la France.

« Cette performance résulte de produits innovants, intégrant de l’intelligence artificielle et une forte exigence en matière de cybersécurité, et de nouvelles utilisations comme les caméras thermiques pour lesquelles nous sommes devenus un gros acteur de ce créneau », souligne le dirigeant. De même, une part plus conséquente des ventes s’effectue pour des applications hors sécurité, comme le comptage des personnes, la distanciation sociale, la détection de masques ou encore la gestion des déchets. Si les projets en équipements ont été décalés pour les collectivités territoriales, la société s’est renforcée sur les segments des hôpitaux et de l’industrie.

Implantée depuis 2006, la filiale française, qui emploie six personnes, a remporté de nouveaux contrats comme l’équipement des lycées et bâtiments publics d’un conseil départemental d’Ile-de-France avec 1 200 caméras. Parmi ses références, au nombre de 2 000 clients finaux, on compte également Suez, Decathlon, la Croisette à Cannes, etc. L’entreprise travaille avec un réseau de 200 installateurs, dont 80% d’acteurs régionaux et 20% à l’échelle nationale à l’instar de Stanley Security.

Fondé en 1999, le groupe allemand a annoncé un CA 2020, terminé fin septembre, de 67,9 M€, en hausse de 10,8%, tandis que la marge opérationnelle est passée de 2,8% l’année dernière à 4,3%. Depuis 2016, Mobotix est contrôlé à hauteur de 65,5% par la firme japonaise Konica Minolta qui a mis en place de nombreuses synergies (voir ETS n°651, 658 et 676). Ainsi, il a investi 3 M€ dans l’intelligence artificielle appliquée à la vidéosurveillance qui a débouché sur la commercialisation de produits au début de cette année. La société, qui est l’un des très rares fabricants européens grâce à son usine en Allemagne, n’utilise pas de composants d’origine chinoise.