L’usine Dräger de fabrication de masques de protection respiratoire, implantée à Obernai en Alsace, est à l’arrêt depuis la mi-mai pour une durée indéterminée, en raison de l’effondrement de la demande pour ce type de produits. Une procédure pour le licenciement de 28 salariés, soit la quasi-totalité des effectifs, va être engagée.
Le groupe allemand avait investi 15 M€ en septembre 2020 pour fabriquer à terme 100 millions de masques par an, dont une partie destinée à d’autres pays européens. C’était l’un des plus importants investissements industriels dans ce domaine en France depuis le déclanchement de l’épidémie de Covid19.
Ces déboires ne sont pas propres à Dräger : en mars dernier, La Coop des masques, créée fin 2020 dans les Côtes-d’Armor, a été placée en redressement judiciaire (voir ETS n°739).
Face à la pénurie de masques au début de la pandémie, plusieurs dizaines de sites industriels ont été créés en France (voir ETS n°700), mais l’amélioration de la situation sanitaire a remis en cause la rentabilité de ces investissements.