Lynx envisage une extension géographique par acquisitions

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L’entreprise bordelaise de surveillance humaine, largement présente dans la moitié sud de la France à travers une dizaine d’implantations, envisage son extension géographique, notamment par acquisitions, annonce Harold Heredia, son président, au cours d’une interview exclusive accordée à En Toute Sécurité.

« D’ici cinq ans, nous espérons être implanté dans des villes comme Paris, Lille ou Strasbourg », affirme le dirigeant. « Voici quelques années, nous avons perdu un client, car la société était trop petite. Cela m’a donné à réfléchir. Aujourd’hui, avec notre taille, nous avons la capacité de répondre aux clients grands compte », souligne-t-il.

Parmi les références de Lynx, on trouve des enseignes de distribution comme Carrefour, Casino ou des enseignes indépendantes, des centres commerciaux, des sites militaires et Seveso, des tribunaux, des administrations, du ferroviaire, etc. (voir ETS n°579).

La société créée en 1988 cherche également à élargir sa palette de services : spécialisée à l’origine dans la surveillance humaine, elle s’est diversifiée dans l’intervention sur alarme puis a conclu un partenariat avec Drone Protect System fin 2018 (voir ETS n°661). Présent dans la protection rapprochée « depuis la crise des Gilets jaunes », dans l’événementiel et dans l’accueil, Lynx est entré sur le marché de la sûreté aéroportuaire voici un an en rachetant certains actifs d’Astriam, avec une présence à Nice, Cannes et Bordeaux. Il s’agit de prestations sur des points d’inspection filtrage (PIF) pour des bagages de soute et de cabine, représentant un CA de 4 M€ environ.

Lynx vient également de se lancer dans la protection électronique temporaire de chantiers et a recruté une personne dédiée dans ce domaine début septembre.

« Nous souhaitons être actifs dans la télésurveillance et nous développer dans la sécurité électronique temporaire. Nous sommes à l’affût d’opportunités dans ces activités », ajoute Harold Heredia.

L’entreprise affiche un CA consolidé de 32,3 M€ pour l’exercice clos en avril 2021 intégrant pour la première fois la sûreté aéroportuaire, dont 28,6 M€ en gardiennage contre 22,9 M€ un an auparavant). Elle vise la barre des 40 M€ pour l’exercice clos en avril 2022. « Notre croissance est freinée par le manque d’effectif : nous recherchons une centaine de CDI et nous avons refusé des nouveaux clients cet été à cause du manque de personnel. C’est du jamais vu », affirme le président.