Après l’échec en 2020 de sa levée de fonds avec l’américain Catalyst (voir ETS n°704), Vade (anciennement nommée Vade Secure) est parvenue à lever 28 M€ auprès de Tikehau Ace Capital, Auriga Partners et Bpifrance à travers French Tech Souveraineté.
Avec cet apport, la société spécialisée dans la sécurisation des messageries numériques veut accélérer son expansion internationale (Amérique du Nord et Asie) et faire évoluer ses produits, notamment en développant des solutions simples et rapides à installer. Elle compte procéder à un nouveau tour de table, plus conséquent, dans les mois à venir.
Voici deux ans, Catalyst devait apporter 70 M€, mais le fonds américain a jeté l’éponge, probablement à la suite d’un différend de Vade Secure avec son concurrent Proofpoint, se traduisant par une condamnation de l’entreprise lilloise à 13,5 M$ pour avoir « détourné de manière délibérée et malveillante plus d’une douzaine de secrets des affaires et contrefait des droits d’auteur appartenant à Proofpoint » (voir ETS n°726). Vade, qui conteste ce jugement, n’a pas encore payé l’amende et des recours sont à l’étude.
Néanmoins, Georges Lotigier, PDG de Vade, affirmait fin 2020 que la société avait revu ses prévisions à la hausse (voir ETS n°707). Aujourd’hui, il souligne que la croissance s’accélère depuis trois ans et affirme avoir bâti une société « très rentable ». Vade surveille un milliard de messagerie dans le monde, notamment celles de grands groupes comme Orange, Softbank, Comcast ou BT.
Employant 200 personnes, la société prévoit d’en recruter 80 de plus d’ici la fin de l’année.