Le GES, GPMSE et SESA ont présenté à la mi-février leurs propositions de revalorisation salariale, conformément à leur engagement pris en 2019 d’une augmentation significative des rémunérations des agents de sécurité privée.
Cette future grille des salaires, associée à une nouvelle grille de classification des métiers, propose pour 2023 que le salaire d’entrée dans la profession soit 12% au-dessus du SMIC et garantit une hausse à tous les salariés.
Le salaire brut mensuel intégrant l’ancienneté et hors autres primes et majorations, serait ainsi de 1 790 € pour un agent de sécurité confirmé sans ancienneté (+12%), celui d’un agent de sécurité arrière-caisse avec cinq ans d’ancienneté bénéficierait d’une augmentation de 13,4%, celui d’un chef de poste avec douze ans d’ancienneté d’une hausse de 7,12%, celui d’un agent de sécurité SSIAP1 avec treize ans d’ancienneté de +5,16% et celui d’un agent cynophile avec neuf ans d’ancienneté de +6,9%.
À cette revalorisation globale s’ajoute une proposition, elle-même en négociation, de revalorisation immédiate, dès 2022, des trois premiers coefficients qui tangentent actuellement le SMIC, du fait de la hausse du 1er janvier. Cette première revalorisation pourrait, elle, entrer en vigueur courant 2022, selon l’avancée des négociations.
Les organisations patronales affirment que plus de 600 M€ sont ainsi « mis sur la table par les employeurs ».
Cette proposition a été plutôt mal accueillie par les syndicats de salariés. FO, par exemple, affirme qu’après « avoir osé proposer d’intégrer la prime d’ancienneté dans le salaire de base, les patrons affichent leur mépris envers les salariés en refusant de négocier ». Quelques jours après la proposition patronale, les salariés du secteur étaient d’ailleurs appelés à faire grève le 18 février après une première journée d’action le 27 janvier (voir ETS n°736). Les organisations syndicales vont se rencontrer prochainement « afin d’organiser les suites des actions qu’elles vont mener ».