La fusion entre GPMSE et USP Technologies entrera finalement dans les faits après le rapprochement USP-SNES qui a été finalisé le mois dernier (voir ETS n°678), bien que le dossier soit a priori plus simple que celui des deux organisations de la surveillance humaine.
Alors que les tractations durent depuis plus de deux ans (voir ETS n°621), il était prévu que le processus de fusion des deux organisations professionnelles de la sécurité électronique soit finalisé au cours de cet été (voir ETS n°663).
« Le calendrier sera tenu », assure Jean-Christophe Chwat, président de la Fédération GPMSE, au cours d’un entretien exclusif accordé à En Toute Sécurité, en dévoilant les grands axes de cette opération.
Il y aura une seule entité, puisque les adhérents d’USP Technologies rejoindront les organisations de GPMSE, explique-t-il. GPMSE comptera trois branches : GPMSE Installation, GPMSE Télésurveillance (qui existent déjà) et une troisième héritée d’USP Technologies regroupant des fabricants, intégrateurs et concepteurs. Il a été acté que cette dernière sera présidée par Ivan Marciano, actuel président d’USP Technologies. Les dernières discussions ont été consacrées aux statuts de la future organisation. Signe d’un changement : pour la première fois, Ivan Marciano était présent à l’assemblée générale de GPMSE le 24 mai dernier et a même prononcé un discours.
Par ailleurs, GPMSE travaille sur son changement de nom, mais ce sujet est déconnecté de celui du rapprochement avec USP Technologies, indique Jean-Christophe Chwat.
Se félicitant de la naissance du Groupement des entreprises de sécurité, héritier du rapprochement de l’USP et du SNES, le président de GPMSE espère que cette nouvelle organisation va se concentrer sur les activités de surveillance humaine. Cette précision est importante, car GES a indiqué que son action concerne la sécurité privée, ce qui peut laisser entendre qu’il s’agira d’un périmètre élargi.
Jean-Christophe Chwat, qui est également vice-président de la FFSP (Fédération française de la sécurité privée), espère que GES en devienne adhérent. Sachant que les nouveaux statuts de la FFSP permettent l’adhésion directe d’une société, il affirme qu’il n’est pas question qu’une entreprise membre d’un des syndicats de la FFSP adhère aussi à la fédération. Elle pourra en revanche être un partenaire de travail sur un dossier particulier, ajoute-t-il.
Par ailleurs, Dominique Vilmin, directeur général de la société de télésurveillance interbancaire Critel, a été élu pour quelques mois seulement président de GPMSE Télésurveillance en remplacement de Patrick Lanzafame dont le mandat arrivait à échéance. Pour des raisons statutaires, une nouvelle élection doit en effet avoir lieu, très probablement en septembre prochain.