Le processus de vente de Stanley Security à Securitas est retardé en France, car le CSE de la filiale du groupe américain a refusé de se prononcer sur cette opération, estimant n’avoir pas les informations nécessaires pour donner un avis.
Le CSE de Stanley Security a délivré une assignation au tribunal de Créteil fin avril pour que celui-ci ordonne la suspension du projet « jusqu’à la remise par la société Stanley Security France à son comité social et économique des informations nécessaires à la restitution de son avis sur ce projet ». Une audience est prévue le 7 juillet.
Le document liste l’historique des réunions de la direction avec le CSE, notamment celle du 17 mars 2022, au cours de laquelle l’employeur « a partiellement répondu aux questions posées » et celle du 7 avril où la société « n’a répondu qu’à certaines questions seulement, laissant le CSE en carence d’informations complètes sur ce projet ».
Le CSE énumère une quarantaine de questions sur lesquelles il affirme ne pas avoir reçu de réponse.
Le 8 décembre dernier, Securitas a annoncé avoir signé un accord pour le rachat de Stanley Security, représentant un CA de 1,7 milliard de $, pour un montant de 3,2 milliards de $ (voir ETS n°732). L’objectif était de finaliser cette opération d’envergure impliquant de nombreux pays au cours du premier semestre 2022. Cette échéance semble donc hypothétique en France. La filiale française de Stanley Security représente un CA de près de 200 M€ pour des effectifs de 1 370 collaborateurs.