Le Cercle de la Sécurité Privée évoque une « vraie crise »

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La dernière analyse du cercle de réflexion réunissant les dirigeants de six sociétés de surveillance humaine (Fiducial, Goron, ICTS, Prosegur, Securitas et Seris), affirme que « c’est bien dans une vraie crise que la sécurité s’enfonce ». Evoquant bientôt un appel au secours, le Cercle estime que les coûts sociaux vont augmenter de 3% en 2018, dont 1% lié à des augmentations de charges, 1% au titre de la formation obligatoire (MAC) et 1% en raison de la réduction du CICE (qui passera de 7% à 6% dès janvier prochain). Le texte décrit une profession « sans rentabilité structurelle, en décroissance, de nouveaux coûts, des baisses légales, de nouvelles obligations, une crise de ressources, des besoins de capitaux pour se réinventer, des mesures d’urgence à trouver ».

Le document affirme que les surcroits de commandes liées aux attentats terroristes et à l’Euro 2016 ont disparu, si bien que les ventes en volume 2017 seraient revenues à celles de 2014. La situation serait mauvaise sur le segment de la distribution (avec des entreprises « épuisées » en raison de la « ­destruction de valeur à tous les étages ») et des marchés publics (avec un « marché gris et de la sous-traitance en cascade »). La marge des entreprises repasse dans le rouge en janvier 2018, indique le Cercle de la sécurité privée.

Prise de position USP-SNES

Dans un nouveau texte commun, le SNES et l’USP estiment de leur côté que la baisse de 1% du CICE aura un impact sur les coûts sociaux de l’ordre de 1,4%. Le crédit d’impôts « a été intégralement capté par les donneurs d’ordre », affirme le texte.

Par ailleurs, les augmentations de coûts sociaux et charges sociales pour sont évaluées à 1,94% par les deux organisations patronales, dont +0,54% au titre de l’ancienneté, +0,3% à la suite de la mise en place de la loi travail et ordonnances Macron, +0,63% pour la formation continue (MAC), +0,27% pour diverses taxes et charges (transport, locales, mutuelle, etc.) et +0,2% pour les coûts juridiques prud’homaux.