Le canadien TBC-Monde s’implante dans l’Hexagone

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Renato Cudicio : “Nous voulons devenir leader sur le marché des robots autonomes de sécurité”.

La société spécialisée dans les solutions autonomes de sécurité — et en particulier les robots — s’installe à Paris et Aix-en-Provence. « Nous nous sommes fixé comme mission d’importer en France et en Belgique des équipements de sécurité innovants », explique Renato Cudicio, président fondateur de TBC-France, lors d’un entretien accordé à En Toute Sécurité.

La société détient les droits de distribution de robots de surveillance autonomes américains ainsi que de scanners 3D allemands capables d’inspecter les dessous des véhicules.

Créée début 2017 par Renato Cudicio, la société est une filiale de TBC-Monde, un groupe franco-canadien fondé il y a une quinzaine d’années. Il est implanté en Asie (Inde), en Amérique latine (Pérou) ainsi qu’en Afrique où il exporte des solutions de sécurité. Une autre partie de l’activité de la maison-mère concerne l’aéronautique. « Nous sommes financés à 100% par le siège à Montréal », précise le président de la filiale française. 

Selon Renato Cudicio, un premier contrat pour la vente d’un scanner 3D allemand vient d’être signé. Les robots sont en cours de certification sur le marché européen avec l’objectif de l’obtenir d’ici novembre. Aucun contrat effectif n’a encore été signé, mais une première implantation pourrait intervenir d’ici la fin de l’année.

 

Les robots en location

Pour l’instant, le président fondateur rencontre les gros acteurs de l’industrie. « Les robots seront loués », explique-t-il. TBC-France souhaite assurer elle-même la mise à jour, les réparations et la maintenance de ses machines. « Ces technologies avancées demandent une certaine expertise que n’ont pas encore les clients », ajoute le dirigeant.

La jeune société vise les moyennes entreprises et plus précisément les hôtels de luxe, les centrales nucléaires ou encore des ministères pour vendre ses scanners 3D. « Nos robots viennent en complément des hommes et des solutions technologiques déjà en place. Il existe certaines tâches pénibles et ennuyeuses qu’un robot peut faire mieux que l’homme. Cela permet d’allouer les ressources humaines à des fonctions plus qualifiées », explique Renato Cudicio.

Les secteurs de la pétrochimie, de l’énergie, les centres logistiques, les entrepôts, le commerce de détail, les entreprises pharmaceutiques ou encore les ports et les aéroports sont des prospects potentiels de TBC-France. « Toutes les entreprises localisées dans un endroit assez vaste, difficile à couvrir avec des caméras de surveillance, comme les espaces verts des monuments classés ou encore les parcs zoologiques, peuvent être intéressées par nos robots. Il existe beaucoup d’utilisations possibles », poursuit le dirigeant.    

La société commercialisera ses technologies en direct ou par l’intermédiaire d’entreprises de gardiennage et/ou de sécurité qui voudraient implanter les robots chez leurs clients.

La société, composée de huit employés (majoritairement des ingénieurs et quelques commerciaux), devrait s’agrandir d’ici la fin de l’année. Deux à quatre personnes devraient être recrutées. « Nous avons besoin d’être à proximité, c’est-à-dire à moins de 200 kilomètres, de nos clients. Nous cherchons des partenaires capables d’assurer le support technique à Lille, à Lyon ainsi qu’en Belgique, à Bruxelles et Anvers », indique le fondateur de TBC-France Un partenariat avec une entreprise disposant déjà d’un bassin d’ingénieurs dans toute la France devrait être signé d’ici la fin de l’année. En ce qui concerne l’international, l’entreprise prospecte les pays alentour, notamment l’Espagne. « Notre implantation à l’étranger sera liée à notre capacité d’avoir une équipe sur place capable d’assurer un SAV de qualité », explique Renato Cudicio.

Le chef d’entreprise ne souhaite pas dévoiler ses objectifs en termes de CA et de résultats net. « Nous voulons devenir leader sur le marché des robots autonomes en matière de sécurité », conclut-il.