La start-up, qui a développé un système mobile de filtrage des personnes, se donne pour objectif de devenir le leader du contrôle d’accès nouvelle génération à l’horizon 2025, c’est-à-dire protéger 2200 événements en France d’ici cette date, annonce à En Toute Sécurité Vincent Charpentier, fondateur et PDG de la société.
« Nous espérons que notre solution sera par exemple retenue pour la Coupe du monde de Rugby en 2023 et les Jeux Olympiques de 2024 », affirme cet ancien policier durant une quinzaine d’années qui a ensuite été directeur sécurité d’une salle de spectacle parisienne. La commercialisation s’effectuera sur le modèle de la location, soit quelques milliers d’€ pour un événement de quelques jours et jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’€ -voire davantage- pour une location de longue durée.
Cet équipement qui détecte sans palpation les explosifs, les armes et les liquides, se destine plus particulièrement à divers événements temporaires pour des lieux comme les salles de spectacle, les stades, les salons professionnels et à l’occasion d’événements sportifs. Il est également adapté pour les collectivités territoriales, les sites sensibles, diplomatiques, militaires ou institutionnels.
Labcoor, créé début 2018, a obtenu une subvention de 0,15 M€ de la Région Ile-de-France, conjointement avec Bpifrance, tout en bénéficiant de l’appui du groupement professionnel Gicat, mais aussi du soutien de Thales pour la réalisation d’un premier développement. Jusqu’à présent, 0,5 M€ ont été investis sur le projet.
« Nous travaillons à une première levée de fonds au second trimestre de cette année, qui pourrait être réalisée auprès de fonds d’investissement ou de partenaires industriels, ou des deux. Elle servira à financer l’industrialisation de notre solution, à poursuivre la R&D et à embaucher des techniciens et ingénieurs », affirme Vincent Charpentier. Les effectifs de sept personnes pourraient ainsi doubler à la fin de l’année. Le capital actuel est très majoritairement entre les mains des fondateurs, aux côtés de business angels. Labcoor finalise une version aérotransportable, qui pourrait être également destinée à une clientèle internationale. « A l’étranger, où nous avons déjà des premières marques d’intérêt dans les pays du Golfe, nous pensons nous développer par un processus de franchise », explique Ariane Malzac, directrice générale, qui a notamment été directrice de la communication de Sita Suez, d’EADS Astrium et de Brink’s France.
Labcoor, qui se présente comme un intégrateur de solutions existantes, pense mettre sur le marché 34 unités d’ici 2024. Les prévisions de croissance ont été revues en raison de la crise sanitaire, avec un CA de 0,2 M€ cette année, qui pourrait passer à 2,6 M€ l’année prochaine, 5,2 M€ en 2023 et 7 M€ en 2024.