Les services de renseignements français sont en train de finaliser le renouvellement pour trois ans de leur contrat avec la société américaine Palantir pour la fourniture de solutions de traitement d’énormes masses de données dans la lutte contre le terrorisme.
La DGSI avait signé avec Palantir un premier contrat en 2016 pour un montant estimé à une dizaine de M€, soulignant qu’il n’existait pas d’alternative française dans ce domaine.
Palantir a été créé en 2004 par Peter Thiel, co-fondateur de PayPal, avec l’aide d’In-Q-Tel, un fonds d’investissement de la CIA, ce qui a suscité la méfiance de la part des autorités en France. Néanmoins, le groupe californien dispose — de l’avis des experts — d’une forte avance technologique en matière de Big Data, c’est-à-dire d’analyse de données massives, notamment pour les applications de sécurité (voir ETS n°662).
Parmi ses clients, on compte le Department of Homeland Security, la NSA, la CIA, le FBI, l’US Air Force, les Marines et de nombreuses entreprises comme Crédit Suisse, Axa ou Airbus. Valorisé près de quarante milliards de $, alors que son CA est d’environ un milliard de $, Palantir réfléchit à une introduction en bourse pour 2020 (voir ETS n°663).
Sous l’impulsion de la DGA, les industriels français travaillent sur des solutions de Big Data, notamment Thales, Sopra Steria, Atos, Capgemini, Dassault Systèmes et plusieurs start-up.