L’École de Sécurité Privée se renforce dans l’alternance

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Benoît de Saint Sernin : “Nous souhaitons nouer d’autres partenariats avec des centres de formation pour étendre notre présence géographique”.

Pionnier de la formation en alternance dans le domaine de la sécurité, l’École européenne de sécurité privée entame son implantation en province grâce à un accord avec le cabinet Vidal Formation, installé à Toulouse, qui se diversifie dans les cursus de sécurité à cette occasion, annonce Benoît de Saint Sernin, directeur général de l’EESP, au cours d’une interview accordée à En Toute Sécurité.

« Nous souhaitons nouer d’autres partenariats de ce type avec des centres de formation pour étendre notre présence géographique. Dans cette optique, nous pouvons apporter le contenu des cours, le processus administratif, les titres de formation dont nous disposons, etc. », explique-t-il.

Depuis la création de cette activité voici deux ans, l’EESP a organisé douze promotions d’élèves en alternance, soit 140 personnes, pour une formation de 450 heures étalées sur une année qui aboutit à l’obtention d’un titre et de quatre certifications, dont le CQP.

« La profession de la sécurité privée n’est pas encore habituée à la formation en alternance, alors qu’elle présente des avantages importants pour les entreprises qui embauchent des alternants comme la diminution des charges sociales, la sélection rigoureuse des candidats et l’obtention préalable de leur agrément CNAPS », affirme le directeur général.

L’EESP travaille avec 75 organismes d’aide à l’insertion afin de recruter des candidats et place des agents en alternance dans plusieurs sociétés de surveillance humaine comme Torann France — le premier adepte de ce processus —, Securitas, Fiducial Private Security ou Goron.

Depuis 2014, l’école propose également des formations de type POEC (préparation opérationnelle à l’emploi collective) et POEI (préparation opérationnelle à l’emploi individuelle), soit un total de 32 promotions. Elle effectue aussi des formations courtes de type MAC (mise à niveau des compétences), soit une cinquantaine de personnes.

L’école a formé un total supérieur à 300 élèves depuis sa création en 2014. Pour sa part, l’École européenne d’intelligence économique, ouverte en 2006, forme quarante experts par an avec 480 heures de cours, tandis qu’une spécialité en cybersécurité est créée cette année avec l’objectif de former 80 personnes par an réparties en deux promotions. Par ailleurs, l’école va lancer d’ici l’été une formation de 70 heures portant sur l’armement des agents dans la catégorie D (bombe lacrymogène, pistolet à impulsion électrique de contact comme une matraque, etc.). L’ambition est d’atteindre 6 à 8 formations par an de douze personnes chacune.

L’ensemble des écoles, dont le capital est majoritairement détenu par Benoît de Saint Sernin aux côtés de Frédéric Leclerc, réalise un CA de 1,3 M€.

Parallèlement, Benoît de Saint Sernin est président fondateur du Cercle de l’arbalète qui organise le Sofins, salon des équipements pour les forces spéciales, qui réunit tous les deux ans 250 exposants et 3 000 visiteurs à Bordeaux.