L’Association nationale des métiers de la sécurité, qui a fêté ses vingt ans en janvier dernier, espère être officiellement déclarée comme organisation représentative en 2021, date à laquelle les dossiers seront examinés au ministère du Travail, déclare Danièle Meslier, sa présidente, au cours d’un entretien exclusif accordé à En Toute Sécurité.
« Nous déposerons notre dossier en 2020 et je suis certaine que nous remplirons toutes les conditions nécessaires », ajoute-t-elle. Pour cela, il faudrait que l’ADMS regroupe 8% du nombre d’adhérents des autres organisations professionnelles représentatives de la sécurité, c’est-à-dire l’USP, le SNES, le SESA et GPMSE Télésurveillance. Selon ses calculs, il faudrait que l’ADMS rassemble au moins une cinquantaine de membres alors qu’elle en revendique 110, surtout des petites structures sur toute la France. Ce décompte — y compris en ce qui concerne les cotisations — devra être validé par un commissaire aux comptes.
L’ADMS avait entrepris une démarche similaire en 2017, mais certaines organisations professionnelles s’étaient opposées à sa représentativité, ce qui avait bloqué son dossier. Aujourd’hui, un tel droit de veto n’existe plus.
« Nous avons une vraie légitimité puisque nous avons été à l’origine de la lutte contre le travail illégal dans la sécurité, avec des initiatives sur ce sujet depuis 2005. L’ADMS accompagne ses adhérents sur le terrain comme le montre par exemple notre action concernant le RGPD », affirme Danièle Meslier. Celle-ci est présidente depuis 2015 (voir ETS n°591 et 635).
Elle annonce également que la convention de partenariat pour la lutte contre le travail illégal, déclinée dans plusieurs régions (voir ETS n°595 et 658), a été signée le 12 février dans l’Hérault.