L’Association des métiers de la sécurité a adhéré à la FFSP (Fédération françaises des entreprises de sécurité) en tant que membre associé, annonce Danièle Meslier, sa présidente, au cours d’un entretien accordé à En Toute Sécurité.
« Cette adhésion va nous permettre de rejoindre l’écosystème des métiers de la sécurité, d’avoir un regard plus exhaustif sur l’ensemble de cette profession tout en gardant notre propre identité ce qui pour l’ADMS a toujours été un point essentiel. Nous poursuivons notre route en gardant toutes nos valeurs et nos propres objectifs », explique-t-elle. Elle précise que ses adhérents pourront participer aux prochains ateliers mis en place par la FFSP selon leurs spécificités. « De ce fait, nous allons nous rapprocher de toutes les organisations professionnelles qui composent la FFSP, dans un cadre défini par celle-ci », indique Danièle Meslier.
La politique de la FFSP « rejoint la nôtre sur beaucoup de points, comme la mise en valeur de l’entreprise patrimoniale et des territoires. Nous souhaitons également mettre en valeur la qualité des prestations fournies par les PME et les ETI patrimoniales qui portent la noblesse de nos métiers. La lutte contre le travail illégal est également un sujet qui nous a réuni en 2005 », affirme la présidente. Elle confirme que l’ADMS vise la représentativité en 2021, date à laquelle les dossiers seront examinés au ministère du Travail (voir ETS n°670).
ADMS revendique une centaine de membres, dont 60% venant du monde de la surveillance humaine et de la télésurveillance et 40% de la sécurité électronique.
L’ASIS, qui regroupe des professionnels venus d’horizons différents (police, directeurs sécurité, consultants, fabricants) a adhéré à la FFSP en mai dernier (voir ETS n°676). La Fédération espère accueillir d’autres organisations dans les prochains mois, notamment le GES, le nouveau syndicat de la surveillance humaine (voir ETS n°680).
Claude Tarlet, président de la Fédération a déclaré aux Trophées de la sécurité que la FFSP allait recevoir le renfort d’organisations professionnelles du bâtiment, de l’énergie et de la logistique. Il a également annoncé la création de six groupes de travail, baptisés Lab, consacrés notamment à la réglementation, les Jeux Olympiques et la création de valeurs.