Inorix se diversifie dans la formation

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La société de surveillance humaine a inauguré le 17 octobre son premier centre de formation situé à Bordeaux. « L’objectif est de former notre propre personnel, mais aussi celui d’autres sociétés de sécurité, de services internes de sécurité et d’entreprises de plus de cent salariés soumises à des obligations réglementaires », explique Patrice Béal, son président, au cours d’un entretien accordé à En Toute Sécurité.

« Nous espérons générer un CA compris entre 0,25 M€ et 0,3 M€ la première année d’exercice, ce qui représenterait 250 à 300 stagiaires », précise-t-il. Inorix Formation, qui a mobilisé un investissement de 0,15 M€ pour ce projet, propose des cursus pour des SSIAP, MAC (formation continue), des agents de sécurité privée  — mais pas de CQP — complétés par des ateliers techniques. La société prévoit « à moyen terme » d’ouvrir un centre à Lyon, puis à Paris.

Inorix, créé en 2018 (voir ETS n°654), devrait réaliser un CA d’environ 4 M€ en 2019, conformément à ses prévisions, avec des clients dans la distribution, l’industrie, le tertiaire et l’événementiel, dégageant une marge positive. Présente à Bordeaux, Paris et Lyon, la société a créé une agence à Rennes ce mois d’octobre. « Les ressources sont en place et l’organisation actuelle permet de grossir substantiellement », affirme Patrice Béal.

L’entreprise vise un CA compris entre 9 et 10 M€ en 2020, avec une rentabilité significative. Ayant déjà effectué une petite acquisition en mars dernier avec la reprise de City Guard (voir ETS n°674), elle souhaite effectuer d’autres opérations de croissance externe. « Nous recherchons des sociétés de surveillance humaine de taille un peu plus conséquente et qui soient complémentaires sur le plan géographique », annonce le président qui espère boucler un ou deux dossiers en 2020.

Alian’s, qui regroupe depuis avril dernier Sotel (télésurveillance), TEB (sécurité électronique) et Inorix pour proposer une offre globale (voir ETS n°675) a déjà remporté des contrats avec trois entreprises, ajoute Patrice Béal.