Patrice Beal : “J’ai préféré partir de zéro et développer la croissance organique plutôt que d’effectuer une acquisition”.
La société de surveillance humaine, qui fête ce mois-ci ses trois ans d’existence, conserve ses objectifs ambitieux de développement, après avoir réalisé un millésime 2020 au-dessus de ses objectifs, annonce Patrice Béal, son président, au cours d’un entretien exclusif accordé à En Toute Sécurité.
Après un CA de 4 M€ en 2019, l’entreprise a bondi à 12,7 M€ l’année dernière (dont 12,2 M€ en surveillance humaine), alors que la prévision initiale était de 9 M€, et l’objectif d’atteindre environ 20 M€ en 2021 avec une rentabilité de 4% n’est pas remis en cause (voir ETS n°703). « Nous sentons un petit ralentissement en ce début d’année, mais cela nous permet de consolider nos fondations », indique le dirigeant. Le bénéfice net est passé de 0,01 M€ en 2019 à 0,6 M€ l’année suivante.
La crise sanitaire « démontre la nécessité d’être particulièrement agile et nous pensons qu’une société de taille intermédiaire comme la nôtre est la mieux placée pour répondre aux besoins très évolutifs du marché. Pour nous, cela implique par exemple d’avoir un portefeuille de clients mieux équilibré », affirme Patrice Béal, un ancien de Securitas.
Les enseignes de distribution représentent en effet 60% de l’activité totale et l’objectif consiste à ce qu’elles descendent à 30% en 2025. Inorix veut en effet se développer dans les domaines de la défense et de l’industrie et espère obtenir les certifications Confidentiel défense et Mase cette année.
La formation en sécurité, mise en place en 2019 (voir ETS n°685), est la seule activité non rentable, principalement parce qu’elle a été opérationnelle durant huit mois de 2020 en raison de la crise sanitaire et a généré un CA de 0,1 M€. Les collaborateurs d’Inorix comptent pour 40% de son activité. « Nous continuons d’investir dans ce domaine, notamment avec un module sur la gestion des situations conflictuelles avec des clients ou des collaborateurs », explique Patrice Béal. Pour sa part, l’événementiel a connu un coup d’arrêt l’année dernière. L’intervention sur alarme a triplé de taille pour atteindre 0,3 M€ en 2020.
Après avoir créé une agence à Strasbourg, l’entreprise veut étendre sa couverture géographique aux deux régions où elle n’est pas encore implantée : le Nord et le Sud-est. « Cela pourrait se réaliser par croissance externe. Nous sommes structurés pour réaliser une ou deux acquisitions en 2021 ou 2022 », affirme le président.
Après le plan de lancement 2018-2020, Inorix, qui emploie 345 salariés, a élaboré son plan 2021-2025 qui table sur un CA de 50 à 60 M€ dans cinq ans. « Nos partenaires financiers nous accompagnent dans cette approche », souligne Patrice Béal.
Le partenariat, baptisé Alian’s, noué au printemps 2019 avec Sotel et TEB (voir ETS n°675) fonctionne bien et apporte une solution globale, notamment à des clients comme Carrefour, affirme le dirigeant d’Inorix. Le CA cumulé des trois entreprises représente 75 M€.