Inorix dévoile son plan 2022-2025

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La société de surveillance humaine se donne trois objectifs principaux dans le cadre de son plan 2022-2025, annonce Patric Béal, son président, au cours d’un entretien exclusif accordé à En Toute Sécurité.

Le premier concerne l’adaptation de la gouvernance « afin de donner davantage d’autonomie aux agences », explique le dirigeant. C’est ainsi que le gardiennage et l’intervention sur alarme sont gérées par les structures locales, tandis que la formation, l’accueil et la protection rapprochée sont conduits par des directeurs nationaux d’activités.

Le second objectif vise un rééquilibrage du portefeuille de clients. Le segment de la distribution représente près de la moitié des ventes (voir ETS n°703), suivi de près par l’industrie, alors que le groupe veut se développer dans la banque et la Défense. Pour cela, Inorix a créé quatre postes de responsables grands comptes.

Le troisième axe vise à développer l’innovation et la digitalisation de l’entreprise. Celle-ci travaille déjà avec Veesion, spécialiste de la détection de vol par intelligence artificielle, qui vient d’ailleurs tout juste de lever 10 M€. Inorix s’appuie également sur IntelliQ, qui opère dans l’analyse de données pour éviter les fraudes aux caisses des enseignes de distribution.

L’entreprise a étoffé sa couverture géo­graphique en se renforçant à Rennes, Toulouse et Salon-de-Provence. « Nous ne sommes pas encore présents dans le Nord-Est et le Nord, mais cela devrait être réglé d’ici 2025 en fonction des opportunités », explique Patrice Béal.

Par ailleurs, la modification du tour de table est actuellement en négociations avec Patrice Bouin, qui était directeur général, actionnaire à 33%, à égalité avec Patrice Béal et Lionel Boudet, également directeur général. « Patrice Bouin n’a plus de fonction opérationnelle chez Inorix », souligne le président. Le rachat de ses actions devrait aboutir à un partage à égalité des parts entre Patrice Béal et Lionel Boudet, tous deux anciens de Securitas.

L’entreprise, qui vient d’obtenir la certification Mase et mise sur les actions RSE, mène actuellement un projet au niveau des ressources humaines pour attirer les personnes éloignées de l’emploi en leur proposant des contrats professionnels ou de l’apprentissage.

L’exercice 2021 s’est soldé par un CA de 16,1 M€, contre 12,7 M€ l’année précédente, mais en léger retrait par rapport aux objectifs initiaux (voir ETS n°717). « La demande a montré des signes d’attente, avec peu d’appels d’offre au premier semestre, alors que le second s’est bien déroulé », déclare Patrice Béal. Le gardiennage a représenté 15,2 M€ (contre 12,2 M€ en 2020), la formation 0,3 M€ (contre 0,1 M€), le conseil a doublé à 0,2 M€ et la protection rapprochée est restée à 0,1 M€. Pour 2022, la prévision consiste à engranger un CA compris entre 22 et 24 M€. Inorix a remporté récemment de nouveaux contrats avec Boulanger, Carrefour, Casino, But et a obtenu le référencement de BPCE.

« Malgré le contexte, sanitaire, social, mondial et les difficultés de recrutements, la demande continue de se développer », estime Patrice Béal.