Patrice Béal a recruté Anaïs Robert, directrice nationale des clubs Agora des directeurs sécurité, comme directrice du développement.
La société de surveillance humaine connait une croissance soutenue malgré la crise sanitaire et les perspectives 2021 sont « très favorables », affirme Patrice Béal, son président au cours d’un entretien accordé à En Toute Sécurité.
« L’épisode du Covid 19 nous a renforcé grâce à l’agilité de notre organisation — nous avons eu seulement quatre salariés en chômage partiel — et la priorité donnée au télétravail », souligne-t-il.
Créé début 2018 (voir ETS n°654), Inorix est ainsi passé d’un CA de 0,6 M€ pour son premier exercice à 4 M€ en 2019 avec une prévision de 13 M€ cette année et une cible de 20 M€ en 2021. Seule activité morose : l’événementiel qui avait un poids significatif à l’origine de l’entreprise. La surveillance humaine représente 80% du CA, le reste étant réalisé en formation, audit et protection rapprochée (voir ETS n°685).
La société, qui emploie plus de 300 salariés, a conquis de nouveaux clients comme Casino (pour les régions Sud-Ouest, Lyon et Centre) ou Fnac (pour les régions Aquitaine, Centre et Lyon).
Inorix vient de recruter Anaïs Robert, directrice nationale des clubs Agora des directeurs sécurité depuis quatre ans, comme directrice du développement. « Elle aura notamment en charge la croissance organique, avec pour mission de créer deux nouvelles implantations par an afin de couvrir les dix principales agglomérations françaises d’ici 2023-2024. Elle doit également créer un club partenaire avec nos clients et prospects dont la vocation est d’être à l’écoute du marché, tout en s’occupant de la communication et du marketing », explique Patrice Béal.
Un des objectifs consistera à mieux équilibrer le portefeuille de clients, actuellement constitué pour moitié des enseignes de distribution, de 40% pour l’industrie et le tertiaire et de 10% de la défense et de l’événementiel. « En s’appuyant sur de nouvelles certifications, nous donnons la priorité à l’industrie, au tertiaire et à la défense », affirme le président.
Après une première petite acquisition l’année dernière (voir ETS n°674), Inorix réfléchit de nouveau à une opération de croissance externe en 2021, notamment pour s’implanter dans une nouvelle région. « Nous sommes en ordre de marche pour étudier des dossiers », affirme le dirigeant qui vise une opération « significative » d’ici trois ou quatre ans.
Il n’est pas question de se développer en propre dans la sécurité électronique, puisque la société s’est associée au télésurveilleur Sotel et à l’installateur TEB au sein d’Alian’s pour proposer une offre globale (voir ETS n°675), considérée comme une « alternative pertinente ».
Enfin, la société va déménager d’ici quelques semaines son siège social à Bordeaux pour des locaux de 400 m².