Le spécialiste des logiciels de gestion du temps au travail et du contrôle des accès a décidé d’investir dans le big data et l’intelligence artificielle en lançant son Lab’innovation.
Un premier accord de partenariat a été signé avec l’école des Mines de Nantes, tandis que des compétences internes et externes ont été allouées à cette initiative qui prendra également la forme de co-financement de projets.
L’objectif est de mieux exploiter les données individuelles et collectives, endogènes et exogènes. « Une progression de l’absentéisme maladie en février dans l’entreprise n’aura rien d’alarmant si les données épidémiologiques montrent que la grippe a frappé la région à ce moment-là. De même, le trafic routier a des incidences importantes sur les retards éventuels du personnel », explique François Mérand, directeur de la recherche et du développement.
Sur la base de ces analyses croisées, il devient possible de construire un système prédictif, par exemple pour l’élaboration du planning d’une équipe, souligne le directeur. L’IA permet aussi de proposer des modes de fonctionnement adaptés au métier de l’utilisateur dans l’entreprise, tout en tenant compte d’autres facteurs comme son âge.
Un effort important en R&D
Horoquartz consacre déjà 15% de son CA à la R&D avec une équipe dédiée de 80 personnes sur des effectifs de 560 collaborateurs répartis à travers un réseau de 18 agences. Créée en 1971, la société compte plus de 5 000 clients répartis dans 28 pays et gère près de quatre millions de salariés avec ses solutions.
Dirigée par François Guth depuis début 2018 (voir ETS n°646), Horoquartz a été reprise en 2008 par le groupe japonais Amano, un des leaders mondiaux de la gestion de temps avec un CA supérieur à un milliard d’€ (voir ETS n°428). Rentable et en croissance régulière, la société a réalisé un CA de 58,8 M€ en 2018, contre 54,9 M€ l’année précédente. Fin 2015, l’entreprise a racheté ACJP, un intégrateur de systèmes de sécurité électronique (voir ETS n°601).